XALIMANEWS : Dans le cadre de son mandat de protection des populations, la Force de la MINUSCA vient de lancer deux opérations majeures à savoir l’opération « Igana siriri » (Ramener la Paix en Sango) à Ndélé (centre-nord de la République centrafricaine) ainsi que dans le triangle Sibut-Grimari-Kouango (préfectures de Ouaka et Kemo), afin de faire face à la situation sécuritaire dans ces régions.


L’opération à Ndélé sera menée conjointement avec la centaine de soldats FACA, qui viennent d’être déployés dans la ville, et vise à rétablir un environnement sûr et sécurisé dans et autour de la ville, d’assurer la protection des civils et d’aider à la mise en place de conditions sécuritaires permettant la reprise immédiate des activités humanitaires destinées aux populations notamment celles ayant fui leurs foyers. Elle a aussi pour objectif de créer les conditions favorables à une solution politique durable à la crise dans la préfecture de Bamingui-Bangoran, contribuant ainsi à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine (APPR-RCA) dans la région. A cet effet, les effectifs sont renforcés notamment avec le déploiement d’une unité de casques bleus d’intervention rapide dédiée aux opérations d’ampleur ainsi que l’envoi d’un détachement de policiers des Nations Unies, à même d’appuyer les enquêtes initiées et de contribuer au maintien de l’ordre afin de prévenir tout acte criminel dans la ville. L’opération à Ndélé se justifie par la série d’attaques délibérées contre la population civile par les groupes armés, auxquelles la Force de la MINUSCA a dû répondre avec vigueur le 29 avril dernier, pour expulser les assaillants de la ville.

Quant à l’opération dans le triangle Sibut-Grimari-Kouango, le but est de mettre fin aux activités illégales du groupe criminel dirigé par le dénommé Ayoloma, à renforcer la protection des civils et à assurer la liberté de mouvement le long des axes principaux et secondaires dans la zone Sibut-Grimari-Kouango. L’opération fait suite aux exactions commises par ce groupe sur la population locale, dont celle du 15 mars dernier au cours de laquelle un soldat de la paix burundais est tombé dans sa mission de protection des civils.

En plus de ces deux nouvelles opérations, la Force de la MINUSCA poursuit l’opération « Kiri na autorité » (Restaurer l’autorité de l’Etat) lancée le 10 avril dans l’Ouest de la RCA, afin de freiner les activités des groupes armés qui, en période de transhumance, taxent illégalement les populations et contribuent à l’insécurité. A cet effet, l’ultimatum de la Force, début mai, a forcé les éléments du groupe Retour, réclamation et réhabilitation (3R) à quitter le village de Baboua (Nana-Mambéré) où ils tentaient d’installer une base, en violation de l’APPR-RCA. Par ailleurs, dans la Lobaye, les Forces onusiennes contrôlent la zone et surveillent les routes de transhumance afin d’éviter tout incident entre populations nomades et sédentaires.

Malgré le contexte du COVID-19, la MINUSCA réitère son engagement à exécuter pleinement son mandat, notamment la protection des civils et des institutions, l’appui à la mise en œuvre de l’Accord de paix et la création d’un environnement sécuritaire propice à la tenue des prochaines élections. Elle continue à travailler étroitement avec les forces de défense et de sécurité centrafricaines comme en témoigne le soutien important apporté récemment par la Force et la Police de la MINUSCA au déploiement de policiers et de gendarmes à Ippy, Bria et Kaga-Bandoro, ainsi que des FACA à Ndélé, des régions où les forces de défense et de sécurité centrafricaines étaient absentes depuis 2012.

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