Les douanes ont saisit pour 800.000 dollars de produits[Handout / US Customs and Border Protection / AFP]

Une nouvelle preuve du trafic tiré de l’enfermement des musulmans en Chine ? Les douanes américaines ont annoncé avoir intercepté une cargaison de différents produits tirés de cheveux humains. Selon les autorités, ils pourraient provenir des camps de travail du Xinjiang, connus pour détenir des Ouïghours.

Cette minorité musulmane est en effet largement réprimée par le gouvernement chinois, et différentes révélations ces derniers mois ont montré l’ampleur de ce programme. En tout, l’on estime à 1 million le nombre d’Ouïghours enfermés. 

Dans la cargaison interceptée par les Américains se trouvait pour près de 800.000 dollars de perruques et autres extensions capillaires. «La manière dont ces marchandises sont fabriquées constitue une très grave violation des droits de l’Homme», a déclaré Brenda Smith, adjointe pour le commerce au service américain des douanes et de la protection des frontières (CBP). 

DES GRANDES MARQUES DANS LE VISEUR

La veille, le gouvernement américain avait justement mis en garde ses entreprises contre toute tentative de commerce et d’importation de produits provenant des camps de travail chinois. Il n’aura donc pas fallu attendre longtemps avant que le passage à l’acte ne soit réalisé. Mais cela n’est pas un cas isolé. Selon un rapport du think-tank australien ASPI, 83 entreprises de grande envergure sont liées au travail forcé dans ces camps. 

SUR LE MÊME SUJETMINORITÉSOuïghours persécutés : l’UE demande à la Chine d’autoriser une mission d’observation

D’Apple à Alstom en passant par Nike et Adidas, toutes ont été épinglées pour leurs relations avec la Chine sur ce dossier. Selon ASPI, elles «enfreignent les lois qui interdisent l’importation de biens produits en ayant recours au travail forcé». Des accusations qui sont rejetées en bloc par la Chine, qui assure que les travailleurs sont diplômés et «ont trouvé un emploi stable». Selon Zhao Lijiang, porte-parole du ministère des affaires étrangères : «ils vivent maintenant une vie heureuse».

Repondre

Please enter your comment!
Please enter your name here