Le projet immobilier Dak Tower s’est invité dans les travaux de la Commission d’enquête parlementaire sur le patrimoine bâti de l’État. Auditionné ce lundi 12 octobre, Abdou Karim Fofana est revenu sur les négociations engagées en 2019 autour de ce dossier foncier lié notamment à l’ancien stade Assane Diouf.
L’ancien ministre de l’Urbanisme a présenté l’opération comme une tentative de règlement d’un contentieux ancien opposant l’État au promoteur du projet. Selon ses explications, les discussions avaient pour objectif de trouver une solution permettant de préserver les intérêts publics tout en tenant compte des engagements et investissements déjà réalisés.
Abdou Karim Fofana a notamment évoqué des investissements évalués à 15 milliards de francs CFA pour expliquer les enjeux financiers du dossier. Ce montant, avancé dans le cadre de sa défense, devra être apprécié à la lumière des pièces contractuelles et comptables disponibles.
Les négociations auraient également porté sur des contreparties foncières et la réorganisation de certaines affectations de terrains. L’ancien responsable soutient que les décisions prises visaient à éviter une aggravation du différend tout en préservant des équipements d’intérêt public.
Pour les députés, l’enjeu consiste à examiner les bases juridiques de ces arrangements, les autorisations administratives obtenues et l’équilibre des engagements entre l’État et le promoteur.
L’affaire Dak Tower illustre ainsi les difficultés que peuvent soulever les grands projets immobiliers lorsque les engagements contractuels, la gestion du foncier et la protection du patrimoine public se croisent.



























