L’audition d’Abdou Karim Fofana devant la Commission d’enquête parlementaire sur le patrimoine bâti de l’État a permis de revenir sur la gestion des baux de la cité Fayçal. Interrogé sur le nombre de contrats signés durant son passage à la direction de l’AGPBE, l’ancien ministre a reconnu ne plus disposer de ce chiffre de mémoire.
Abdou Karim Fofana a expliqué que les opérations concernant la cité Fayçal avaient commencé bien avant son arrivée à la tête de l’agence, en 2015. Selon lui, certains baux existaient déjà avant 2012, ce qui nécessite de replacer les décisions contestées dans leur contexte administratif.
L’ancien directeur général a indiqué avoir procédé au renouvellement de nombreux contrats et à la modification de leurs durées. Il a justifié son incapacité à fournir immédiatement un nombre précis par le temps écoulé depuis son départ de l’agence en 2019.
Les interrogations des parlementaires portent également sur les compétences de l’AGPBE, les conditions d’attribution des baux et la conformité des décisions avec les textes en vigueur. La question est notamment de déterminer quelles autorités étaient habilitées à engager l’État et selon quelles procédures.
Cette audition souligne l’importance des archives dans la gestion du patrimoine public. Les registres des contrats, les décisions d’approbation et les documents administratifs constituent des éléments essentiels pour établir la chronologie des opérations et identifier les responsabilités éventuelles.
La commission devra désormais apprécier ces éléments documentaires, au-delà des déclarations des anciens responsables entendus.





























