Après huit années d’interruption, la Foire internationale du livre et du matériel didactique de Dakar (FILDAK) a officiellement rouvert ses portes ce jeudi 15 octobre au Centre international du commerce extérieur du Sénégal (CICES). Un retour attendu par les écrivains, éditeurs, libraires et professionnels de la chaîne du livre.
La cérémonie d’ouverture de cette 18e édition a été présidée par le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô, en présence de plusieurs membres du gouvernement et de représentants du monde culturel.
Placée sous le thème « Bibliothèque, transmission, souveraineté », cette édition ambitionne de replacer le livre au centre des politiques de diffusion du savoir et de valorisation du patrimoine intellectuel africain.
L’Égypte, pays invité d’honneur, entend profiter de ce rendez-vous pour renforcer sa coopération culturelle avec le Sénégal. Son vice-ministre de la Culture, Omar Selim, a notamment exprimé le souhait de voir émerger de nouveaux partenariats entre les institutions créatives des deux pays.
Mais derrière les cérémonies officielles se pose une question fondamentale : quelle place occupe réellement le livre dans la société sénégalaise ?
Le coût des ouvrages, leur disponibilité hors de Dakar, la situation des bibliothèques et les difficultés de distribution constituent autant de défis pour les acteurs du secteur.
Prévue jusqu’au 19 octobre, la FILDAK doit également rendre hommage à Cheikh Hamidou Kane, figure majeure de la littérature africaine disparue le 3 octobre.
Au-delà des discours, la réussite de cette renaissance se mesurera à sa capacité à renforcer durablement la lecture, l’édition et l’accès au savoir.


























