L’avocat sénégalais Me Patrick Kabou a été porté à la présidence du Collectif africain pour la paix (CAP), à l’issue de la troisième assemblée générale de l’organisation, tenue samedi 17 octobre à Dakar.
Créé en 2019 à Toulouse, en France, ce collectif rassemble des universitaires et des acteurs de la société civile engagés dans la prévention, la gestion et la transformation des conflits sur le continent africain.
En prenant les commandes de cette structure, Me Kabou entend donner une nouvelle impulsion à ses activités. Parmi les priorités annoncées figurent l’obtention d’une reconnaissance légale au Sénégal, l’élaboration d’un programme d’action sur trois ans et le renforcement des mécanismes de médiation.
Le nouveau président souhaite également développer des points focaux dans plusieurs pays africains et établir des partenariats avec des institutions régionales, notamment la CEDEAO, l’UEMOA et l’Union africaine.
Ces orientations interviennent dans un contexte où plusieurs régions du continent demeurent confrontées à des crises sécuritaires, politiques et humanitaires persistantes.
La contribution des organisations de la société civile peut être déterminante, notamment dans la prévention des tensions, le dialogue communautaire et la formation à la résolution pacifique des différends.
Le collectif dispose déjà d’une expérience universitaire, illustrée par sa participation au développement d’une formation spécialisée en médiation et règlement des conflits.
Reste désormais à transformer les ambitions annoncées en programmes opérationnels, dotés de moyens humains et financiers.
Pour Me Patrick Kabou, l’enjeu sera de faire du CAP un interlocuteur crédible, indépendant et capable d’apporter des réponses concrètes aux défis de la paix en Afrique.















