À Joal, la maison familiale de Léopold Sédar Senghor, transformée en musée sous le nom de « Mbind Diogoye », fait face à une dégradation préoccupante. Malgré son classement au patrimoine national, ce lieu de mémoire consacré au premier président de la République du Sénégal souffre des effets du temps, des inondations et du manque de moyens.
Le conservateur du musée, Étienne Guirane Dieng, appelle les pouvoirs publics à renforcer leur intervention afin de préserver cet édifice historique et de lui donner les moyens de remplir pleinement sa mission culturelle.
La maison, dont l’histoire remonte à plusieurs siècles, conserve des éléments liés à la vie familiale de Senghor, à son parcours personnel et à la culture sérère. Elle constitue un témoignage précieux sur les origines de l’homme d’État, du poète et de l’une des figures majeures de la négritude.
Mais la préservation de ce patrimoine se heurte à des difficultés matérielles. Des travaux de réhabilitation ont été engagés, sans que l’ensemble du site ait retrouvé les conditions nécessaires à une valorisation optimale.
Au-delà de son importance historique, « Mbind Diogoye » représente également un potentiel touristique pour Joal-Fadiouth, destination déjà connue pour son patrimoine naturel et culturel.
Sa restauration pourrait contribuer à développer les visites scolaires, la recherche historique et les activités économiques locales.
La question dépasse cependant le seul cas de Senghor. Elle renvoie à la capacité du Sénégal à entretenir durablement ses monuments, ses archives et ses lieux de mémoire.
Préserver « Mbind Diogoye », c’est protéger une partie de l’histoire nationale et permettre aux générations futures de mieux comprendre l’héritage culturel et intellectuel du premier président sénégalais.




























