Dakar, 25 octobre 2026 — Le projet de Grand Transfert d’Eau (GTE) s’invite dans les controverses entourant la loi de finances rectificative 2026. Face à des publications évoquant sa suppression, le ministère de l’Économie, des Finances et du Plan a publié samedi une mise au point destinée à clarifier les arbitrages budgétaires.
Selon le département dirigé par Cheikh Diba, le projet n’est pas abandonné. Le ministère reconnaît néanmoins le retrait de 20 milliards de FCFA initialement prévus en 2026 pour engager l’indemnisation des personnes affectées.
Une enveloppe de 13,8 milliards de FCFA a été reprogrammée dans le projet de budget 2027. Les autorités précisent que ce montant pourrait être augmenté selon l’avancement des opérations.
Le ministère explique ce réaménagement par le retard du recensement des personnes concernées et de l’évaluation des indemnisations, deux étapes qui n’auraient pas encore démarré.
Cette clarification appelle cependant une distinction essentielle entre le maintien politique d’un projet et la disponibilité effective de ses financements.
Le retrait des crédits de 2026 ne démontre pas, à lui seul, l’abandon du Grand Transfert d’Eau. Il traduit néanmoins un décalage dans son calendrier budgétaire.
Reste à déterminer si cette reprogrammation affectera les autres étapes de réalisation, notamment les études, les procédures foncières et les travaux.
Dans un contexte de débat sur la sincérité et la lisibilité des arbitrages budgétaires, la publication d’un calendrier actualisé permettrait de mieux apprécier les conséquences de cette décision.
L’enjeu dépasse la controverse politique : il concerne l’accès futur à l’eau et la capacité des pouvoirs publics à concrétiser les investissements annoncés.




























