Dakar, 25 octobre 2026 — La controverse entourant le projet de loi de finances rectificative 2026 s’étend au débat public. Une tribune de Mary Teuw Niane, intitulée « L’arroseur arrosé », et une réponse particulièrement virulente attribuée à Waly Diouf Bodian illustrent la personnalisation des divergences politiques.
Dans sa contribution, Mary Teuw Niane défend la continuité de l’État et critique ce qu’il considère comme une instrumentalisation des mécanismes budgétaires à des fins politiques. Son texte contient également des appréciations sévères sur les comportements de certains responsables.
La réponse signée Waly Diouf Bodian, transmise à notre rédaction, adopte un registre beaucoup plus personnel. Elle met en cause le parcours et les convictions du professeur, tout en défendant PASTEF et Ousmane Sonko.
Au milieu de cette confrontation, une question mérite pourtant d’être retenue : quels arguments économiques permettent de justifier les choix contenus dans la loi de finances rectificative ?
C’est sur ce terrain que le débat public pourrait gagner en substance.
Les divergences concernant les recettes, les dépenses et les investissements relèvent de décisions qui engagent les finances nationales. Elles nécessitent des chiffres, des explications et des confrontations argumentées.
La vigueur des échanges politiques n’est pas en elle-même inhabituelle dans une démocratie. Mais les attaques personnelles risquent de détourner l’attention des citoyens des arbitrages budgétaires.
À quelques heures des conférences annoncées du gouvernement et de PASTEF, la question centrale demeure celle de la transparence et de la justification des choix financiers.



























