Chapeau : À trois jours de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de la jeunesse, le Sénégal s’apprête à accueillir un événement historique pour le continent africain. Mais derrière la mobilisation sportive se pose une question essentielle : que restera-t-il de ces Jeux une fois les délégations reparties ?
Dakar entre dans la dernière ligne droite.
Du 31 octobre au 13 novembre, le Sénégal accueillera les premiers Jeux olympiques organisés sur le continent africain. Environ 2 700 athlètes sont attendus dans les différents sites de Dakar, Diamniadio et Saly.
Pour le pays hôte, l’événement représente un défi sportif, logistique et diplomatique considérable.
Le président du Comité d’organisation, Mamadou Diagna Ndiaye, a assuré que les infrastructures étaient livrées, les derniers ajustements concernant principalement les préparatifs de la cérémonie d’ouverture et certains aménagements périphériques.
Le Sénégal sera représenté par 136 athlètes engagés dans 23 disciplines.
Mais la réussite des JOJ ne se mesurera pas uniquement au nombre de médailles remportées.
Lors de la remise du drapeau national, le 26 octobre, Mamadou Diagna Ndiaye a plaidé pour une meilleure insertion professionnelle des jeunes formés dans le cadre de l’organisation.
Cette déclaration soulève un enjeu majeur.
Les compétences acquises dans la gestion événementielle, la logistique, la communication ou les métiers du sport pourront-elles être valorisées après les Jeux ?
Le Sénégal dispose d’une occasion rare de transformer un rendez-vous sportif en instrument de développement.
Encore faudra-t-il assurer l’entretien des infrastructures, accompagner les jeunes talents et créer des perspectives économiques durables.
L’héritage de Dakar 2026 se jugera donc autant dans les années à venir que pendant les deux semaines de compétition.
























