À l’occasion de la présentation de l’Agenda « Femmes, Paix et Sécurité » à New York, le ministre des Forces armées, Yankoba Diémé, a rappelé la volonté de Dakar d’accroître la mixité au sein de ses effectifs déployés à l’international, tout en pointant le chemin qu’il reste à parcourir.Dakar — Soixante-six ans après son premier engagement dans une mission des Nations unies au Congo, en 1960, le Sénégal entend réaffirmer son rôle de pilier dans l’architecture de sécurité internationale, tout en modernisant ses troupes. Intervenant le lundi 26 octobre au siège de l’ONU à New York, le ministre des Forces armées sénégalaises, Yankoba Diémé, a plaidé pour une participation accrue et effective des femmes au sein des opérations de maintien de la paix.Cette prise de parole s’inscrit dans le cadre du suivi de la résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies et des réflexions globales sur l’Agenda « Femmes, Paix et Sécurité ». En présence de Margarita Robles, ministre de la Défense espagnole, et de Sima Bahous, directrice exécutive d’ONU Femmes, M. Diémé a insisté sur l’enjeu stratégique de la mixité : « À l’occasion de la présentation de l’Agenda « Femmes, Paix et Sécurité » à New York, le ministre des Forces armées, Yankoba Diémé, a rappelé la volonté de Dakar d’accroître la mixité au sein de ses effectifs déployés à l’international, tout en pointant le chemin qu’il reste à parcourir.Dakar — Soixante-six ans après son premier engagement dans une mission des Nations unies au Congo, en 1960, le Sénégal entend réaffirmer son rôle de pilier dans l’architecture de sécurité internationale, tout en modernisant ses troupes. Intervenant le lundi 26 octobre au siège de l’ONU à New York, le ministre des Forces armées sénégalaises, Yankoba Diémé, a plaidé pour une participation accrue et effective des femmes au sein des opérations de maintien de la paix.Cette prise de parole s’inscrit dans le cadre du suivi de la résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies et des réflexions globales sur l’Agenda « Femmes, Paix et Sécurité ». En présence de Margarita Robles, ministre de la Défense espagnole, et de Sima Bahous, directrice exécutive d’ONU Femmes, M. Diémé a insisté sur l’enjeu stratégique de la mixité : « L’efficacité et la légitimité des opérations de paix reposent sur une représentation équitable des femmes et des hommes à tous les niveaux de responsabilité et de décision », a-t-il rappelé.Un cadre institutionnel renforcéSur le plan interne, Dakar a progressivement adapté ses dispositifs légaux et militaires. Après l’adoption d’un premier Plan d’action national en 2011, révisé en 2020, les Forces armées sénégalaises se sont dotées d’une stratégie sectorielle axée sur le genre. Une dynamique symbolisée, en avril 2023, par la nomination de la première femme générale de l’histoire militaire du pays.Ces efforts ont bénéficié de soutiens internationaux, notamment via le Fonds ELSIE, déployé au Sénégal depuis 2021. Ce programme a permis de mieux diagnostiquer les freins structurels et sociologiques au déploiement des femmes militaires, d’adapter les infrastructures logistiques aux contraintes de genre et d’élargir le bassin de recrutement féminin.Un écart persistant entre objectifs et réalité du terrainMalgré ces avancées institutionnelles, le diagnostic dressé par les autorités sénégalaises reste lucide. La part des femmes au sein des contingents militaires sénégalais s’élève actuellement à 7,33 %, un chiffre bien en deçà de l’objectif de 13 % fixé par les engagements internationaux pour 2026.Pour combler ce retard, le ministère des Forces armées entend agir sur plusieurs leviers : l’élargissement du recrutement, la formation continue et surtout l’ouverture des fonctions opérationnelles aux femmes, notamment au sein des unités d’infanterie, traditionnellement très masculines.Au-delà des questions de recrutement et d’effectifs, le ministre a également rappelé l’urgence de garantir des standards éthiques stricts sur le terrain. Cela passe par le renforcement des mécanismes de prévention et de lutte contre l’exploitation et les atteintes sexuelles, ainsi que par la mobilisation de moyens financiers adéquats pour pérenniser les réformes.À travers cette prise de parole à l’ONU, le Sénégal entend démontrer que la consolidation de la paix ne peut se concevoir sans une égalité d’accès aux fonctions de sécurité, faisant des piliers de prévention, de protection et de participation la pierre angulaire de sa politique diplomatique et militaire》.a-t-il rappelé.Sur le plan interne, Dakar a progressivement adapté ses dispositifs légaux et militaires. Après l’adoption d’un premier Plan d’action national en 2011, révisé en 2020, les Forces armées sénégalaises se sont dotées d’une stratégie sectorielle axée sur le genre. Une dynamique symbolisée, en avril 2023, par la nomination de la première femme générale de l’histoire militaire du pays.Ces efforts ont bénéficié de soutiens internationaux, notamment via le Fonds ELSIE, déployé au Sénégal depuis 2021. Ce programme a permis de mieux diagnostiquer les freins structurels et sociologiques au déploiement des femmes militaires, d’adapter les infrastructures logistiques aux contraintes de genre et d’élargir le bassin de recrutement féminin.Un écart persistant entre objectifs et réalité du terrainMalgré ces avancées institutionnelles, le diagnostic dressé par les autorités sénégalaises reste lucide. La part des femmes au sein des contingents militaires sénégalais s’élève actuellement à 7,33 %, un chiffre bien en deçà de l’objectif de 13 % fixé par les engagements internationaux pour 2026.Pour combler ce retard, le ministère des Forces armées entend agir sur plusieurs leviers : l’élargissement du recrutement, la formation continue et surtout l’ouverture des fonctions opérationnelles aux femmes, notamment au sein des unités d’infanterie, traditionnellement très masculines.Au-delà des questions de recrutement et d’effectifs, le ministre a également rappelé l’urgence de garantir des standards éthiques stricts sur le terrain. Cela passe par le renforcement des mécanismes de prévention et de lutte contre l’exploitation et les atteintes sexuelles, ainsi que par la mobilisation de moyens financiers adéquats pour pérenniser les réformes.À travers cette prise de parole à l’ONU, le Sénégal entend démontrer que la consolidation de la paix ne peut se concevoir sans une égalité d’accès aux fonctions de sécurité, faisant des piliers de prévention, de protection et de participation la pierre angulaire de sa politique diplomatique et militaire.

























