La 70e édition du Ballon d’Or, organisée lundi 26 octobre à Londres, a consacré l’attaquant anglais Harry Kane. Pour le Sénégal, la cérémonie aura été marquée par la présence de deux internationaux : Sadio Mané, classé 29e du Ballon d’Or masculin, et Édouard Mendy, nommé pour le trophée Yachine. Une reconnaissance internationale qui contraste néanmoins avec les ambitions nourries par les Lions après leurs performances sur la scène africaine.
Le football mondial a un nouveau roi. Harry Kane, attaquant du Bayern Munich et capitaine de la sélection anglaise, a remporté le Ballon d’Or 2026, succédant au Français Ousmane Dembélé.
L’Anglais devance notamment Kylian Mbappé, deuxième, et Lamine Yamal, troisième.
Chez les femmes, l’Espagnole Alexia Putellas a décroché son troisième Ballon d’Or, confirmant son statut parmi les grandes figures du football féminin mondial.
Sadio Mané, un retour dans le Top 30 mondial
Pour le Sénégal, Sadio Mané était le principal représentant dans la course au prestigieux trophée.
L’attaquant d’Al-Nassr termine à la 29e place, un classement éloigné de son remarquable résultat de 2022, lorsqu’il avait terminé deuxième derrière Karim Benzema.
À 34 ans, l’ancien joueur de Liverpool conserve néanmoins une reconnaissance internationale.
Son retour parmi les trente meilleurs joueurs du monde intervient après une saison marquée par ses performances en club et son rôle déterminant avec les Lions du Sénégal.
Cette 29e place rappelle cependant les difficultés rencontrées par les joueurs évoluant hors des grands championnats européens pour rivaliser avec les principaux candidats au Ballon d’Or.
Édouard Mendy également à l’honneur
Le Sénégal comptait un deuxième représentant parmi les joueurs nommés aux distinctions individuelles.
Édouard Mendy, gardien d’Al-Ahli et de l’équipe nationale, figurait parmi les dix candidats au trophée Yachine, récompensant le meilleur gardien de l’année.
La distinction a finalement été attribuée à l’Espagnol Unai Simón, gardien de l’Athletic Club.
Cette nomination témoigne néanmoins de la place conservée par Mendy parmi les gardiens reconnus sur la scène internationale.
Une représentation africaine limitée
Le Marocain Achraf Hakimi, classé 13e, termine devant Sadio Mané et apparaît comme le joueur africain le mieux placé de cette édition.
Cette situation relance le débat sur la représentation du football africain dans les grandes distinctions individuelles.
Malgré les progrès des sélections nationales et les performances de plusieurs joueurs africains, aucun représentant du continent ne figure parmi les dix premiers du classement masculin.
Le Sénégal garde les yeux tournés vers le Ballon d’Or africain
Pour Sadio Mané, cette 29e place ne met pas un terme aux ambitions individuelles.
Déjà sacré meilleur joueur africain en 2019 et 2022, l’attaquant sénégalais peut encore espérer une troisième consécration continentale.
Au-delà des récompenses individuelles, la présence de Mané et de Mendy dans les nominations internationales rappelle la place occupée par le football sénégalais.
Le Sénégal quitte Londres sans trophée, mais avec deux représentants parmi les candidats aux distinctions majeures. Une présence honorable qui invite également à s’interroger sur les conditions nécessaires pour voir un nouveau Lion se rapprocher du sommet du football mondial.
























