Le bras de fer budgétaire entre le gouvernement et l’Assemblée nationale entre dans une phase décisive. Après deux rejets successifs en commission des Finances, le projet de loi de finances rectificative 2026 doit être examiné en séance plénière mardi 3 novembre, à partir de 10 heures.
Cette nouvelle étape intervient après plusieurs tentatives de rapprochement entre l’exécutif et les députés. Le texte avait été rejeté une première fois le 23 octobre, avant d’être renvoyé en commission le 27 octobre à la demande du gouvernement. Les discussions supplémentaires n’ont pas permis de lever les divergences, conduisant à un second rejet le 30 octobre.
Au cœur du désaccord figurent les arbitrages budgétaires, les modalités de financement des dépenses publiques et les garanties de transparence réclamées par les parlementaires.
Dans une communication publiée après ce deuxième revers, le ministère de l’Économie, des Finances et du Plan regrette l’absence d’amendements ou de contrepropositions formelles de la commission, malgré plusieurs séances de travail.
L’exécutif met également en garde contre les conséquences d’une prolongation de l’incertitude budgétaire. Dans un contexte de difficultés d’accès aux financements et de négociations avec le Fonds monétaire international, le gouvernement redoute des tensions supplémentaires sur la trésorerie de l’État.
Ces arguments ne suffisent cependant pas à dissiper les interrogations parlementaires sur les choix de dépenses et la soutenabilité des finances publiques.
La séance de mardi permettra de mesurer la possibilité d’un compromis. Le rejet en commission ne préjuge pas du résultat du vote en plénière.
Au-delà du sort du texte, cette séquence met à l’épreuve la capacité du gouvernement et de sa majorité parlementaire à trouver un terrain d’entente sur des décisions qui engagent les finances du pays.

























