LFR 2026 : DOMMAGE ! LE BRAS DE FER INSTITUTIONNEL N’EST PAS UNE FATALITÉ.

Xalima
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La coexistence entre le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif aurait pourtant pu être pacifique, constructive et fondée sur le respect des prérogatives de chaque institution.

Pour 2ADS, ce qui se joue autour de la Loi de finances rectificative 2026 dépasse largement un simple désaccord parlementaire. C’est aussi une question de maturité démocratique, de responsabilité politique et de capacité à faire prévaloir l’intérêt général sur les considérations partisanes.

Nous sommes convaincus qu’une majorité parlementaire et un Exécutif appelés à servir le même peuple ne devraient pas nécessairement s’inscrire dans une logique de confrontation.

Le Parlement doit pouvoir exercer librement son pouvoir de contrôle, questionner les choix budgétaires et exiger des comptes. L’Exécutif, de son côté, doit pouvoir expliquer ses orientations, défendre ses choix et rechercher les conditions nécessaires à la mise en œuvre de son programme.

La démocratie ne se nourrit pas de la soumission des institutions, mais de leur complémentarité.

2ADS considère que le dialogue politique ne constitue ni une faiblesse ni un renoncement. Il est une marque de responsabilité et de hauteur de vue.

C’est pourquoi 2ADS lance un appel solennel au Président de la République, au Gouvernement et aux responsables de l’Assemblée nationale : il est temps de renouer les fils du dialogue.

Nous invitons les différentes parties à engager, sans délai, une concertation institutionnelle sincère autour de la LFR 2026, avec pour objectifs :

  • Clarifier les divergences et les préoccupations soulevées au Parlement ;
  • Organiser un cadre de concertation entre les représentants de l’Exécutif et les groupes parlementaires ;
  • Examiner les possibilités d’amendements et de compromis dans le respect des procédures constitutionnelles ;
  • Dégager des solutions consensuelles qui préservent la continuité de l’action publique et répondent aux attentes des populations.

Cet appel ne vise à donner raison à aucun camp. Il vise à rappeler à chacun que la responsabilité politique commande parfois de dépasser les postures pour construire des solutions.

Le Sénégal fait face à des attentes sociales et économiques considérables. Nos concitoyens attendent des réponses concrètes, pas une succession de bras de fer institutionnels.

Notre position est claire : fermeté dans les principes, respect des institutions, exigence dans le contrôle et ouverture permanente au dialogue.

Dommage que cette coexistence institutionnelle apaisée, qui aurait pu constituer une véritable force pour l’action publique, soit aujourd’hui mise à rude épreuve.

Le Sénégal est au-dessus des hommes, des partis et des contingences politiques. C’est cette conviction qui doit guider chaque décision publique.

Adjaratou Fatou Dia Diop 2ADS — Pour une démocratie responsable, des institutions fortes et une République au service des citoyens.

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