À dix jours de l’ouverture des Jeux olympiques de la jeunesse, Bassirou Diomaye Faye aborde sans détour la question financière. Dans un entretien accordé au quotidien Le Soleil, le président sénégalais reconnaît les difficultés budgétaires, tout en défendant les investissements consentis pour accueillir cet événement historique.
Organiser les premiers Jeux olympiques de la jeunesse sur le continent africain représente un défi financier pour le Sénégal. Bassirou Diomaye Faye ne cherche pas à éluder cette réalité.
Interrogé sur les dépenses engagées, le chef de l’État affirme connaître les objections suscitées par le financement des Jeux. Il souligne que les arbitrages sont discutés au sein du gouvernement et que les autorités doivent tenir compte des contraintes des finances publiques.
Le président défend cependant une lecture qui dépasse le coût immédiat de l’organisation. À ses yeux, les investissements doivent contribuer à développer les infrastructures sportives, les compétences professionnelles et les perspectives économiques offertes à la jeunesse.
Il évoque notamment la possibilité de faire émerger une véritable industrie du sport, capable de générer des activités et des emplois au-delà de la compétition.
Cette ambition soulève néanmoins plusieurs interrogations économiques. Quelle sera la part des dépenses consacrée aux équipements durables ? Quel budget sera nécessaire pour leur entretien ? Comment mesurer les retombées réelles sur l’emploi et l’économie locale ?
L’entretien présidentiel fixe une orientation, mais ne fournit pas, dans les passages examinés, de bilan financier détaillé permettant d’évaluer ces perspectives.
Le véritable test économique des JOJ Dakar 2026 interviendra donc après les Jeux, lorsque les investissements devront produire des bénéfices mesurables pour le pays.
























