La polémique entre Pastef et Kiiraay connaît un nouveau développement. Mis en cause pour des déclarations jugées menaçantes envers Ousmane Sonko, Arona Coumba Ndoffène Diouf a publié une mise au point dans laquelle il rejette catégoriquement les accusations portées contre lui.
Dans un communiqué daté du 28 octobre, Pastef accuse le responsable de Kiiraay d’avoir appelé à un complot visant l’élimination de son président. Le parti réclame une réaction du procureur de la République et interpelle directement le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye.
Arona Coumba Ndoffène Diouf conteste cette interprétation. Dans sa réponse rendue publique le 29 octobre, il affirme que son appel à « arrêter » Ousmane Sonko visait exclusivement à faire obstacle, par des moyens politiques et démocratiques, aux initiatives qu’il considère comme préjudiciables à l’action publique.
Cette clarification intervient après une déclaration d’El Malick Ndiaye dénonçant le franchissement d’une ligne rouge et appelant à privilégier la confrontation électorale.
L’affaire illustre la dégradation des relations entre les deux formations politiques, sur fond de divergences concernant la conduite des affaires publiques.
La question demeure désormais de savoir si cette confrontation restera politique ou connaîtra des prolongements judiciaires.
À ce stade, aucune responsabilité pénale ne peut être considérée comme établie. L’examen de l’intégralité des déclarations initiales reste indispensable pour apprécier leur portée exacte.


























