Le paysage politique sénégalais pourrait connaître une nouvelle phase de recomposition. L’Alliance pour la République appelle les formations d’opposition à dépasser leurs divergences pour construire un front capable de peser face au pouvoir.
Cette initiative intervient après le retour d’Idrissa Seck dans le débat public et les prises de position de plusieurs personnalités politiques, dont Cheikh Oumar Anne.
L’ancien parti présidentiel cherche manifestement à reprendre l’initiative après sa perte du pouvoir. Mais la constitution d’une coalition durable suppose davantage qu’une convergence dans la critique du gouvernement.
Les formations concernées devront notamment s’entendre sur un programme commun, une stratégie électorale et la place de leurs différents dirigeants.
Le retour d’Idrissa Seck ajoute une dimension particulière à cette équation. Ancien Premier ministre et figure historique de la famille libérale, le président de Rewmi dispose d’une expérience politique susceptible de favoriser certains rapprochements.
Reste à savoir s’il entend jouer un rôle de rassembleur, défendre une candidature future ou préserver son autonomie politique.
Pour l’instant, les appels à l’unité ne constituent pas la preuve d’une alliance formellement conclue.
Une chose apparaît néanmoins : face aux tensions entre Pastef et Kiiraay, plusieurs responsables de l’opposition entrevoient une possibilité de redéfinir les rapports de force politiques.























