Qui peut sérieusement parler d’incompétence sans présenter un bilan, des chiffres et des solutions ?
- Le peuple a tranché.
Le candidat porté par Ousmane Sonko a été élu dès le premier tour. Idrissa Seck, crédité de moins de 1 % des suffrages, a parfaitement le droit de critiquer le pouvoir. Mais il doit comprendre une chose : le score électoral ne donne pas le monopole de la vérité, et l’expérience politique ne confère aucun brevet de compétence. - Peut-on juger sans tenir compte de l’héritage ?
Une dette colossale, des déficits considérables et une situation financière révélée par les audits : voilà le contexte dans lequel les nouvelles autorités ont pris leurs responsabilités. Gouverner dans ces conditions exige des choix difficiles, pas des commentaires faciles. On ne peut pas attribuer aux nouveaux dirigeants tous les problèmes hérités tout en leur refusant le temps de démontrer leurs solutions. - Où est donc l’incompétence face aux actes ?
Paiement des salaires et des échéances de la dette, relance de la production nationale, ambition d’autosuffisance alimentaire, redémarrage des activités de la SONACOS, dialogue avec les syndicats et baisse de certains prix essentiels : ces actions doivent être évaluées objectivement. Elles ne dispensent pas le pouvoir de rendre des comptes, mais elles interdisent les jugements paresseux qui ignorent les faits. - Idrissa Seck, quelle alternative proposez-vous ?
L’expérience ne se mesure ni au nombre d’années passées dans les palais ni à l’ancienneté sur la scène politique. Elle se mesure à la qualité des décisions, aux résultats obtenus et aux solutions proposées. Après avoir exercé de hautes responsabilités, Idrissa Seck devrait éclairer le débat par des propositions concrètes, plutôt que de distribuer des certificats d’incompétence.
La vérité est simple : la jeunesse n’est pas une faute, pas plus que l’ancienneté n’est une preuve de compétence. Le seul juge durable, c’est le bilan.
Le pouvoir actuel doit être jugé sur ses résultats, sans complaisance. Mais Idrissa Seck doit, lui aussi, justifier ses accusations.
Au Sénégal, on peut perdre une élection sans perdre le droit de parler. Mais on ne gagne pas en crédibilité en prenant de haut ceux que le peuple a choisis. La critique est un droit ; la démonstration est un devoir
Un citoyen sénégalais attaché à la souveraineté, à la vérité et au respect du choix populaire.
Tekhe Gaye



























