À la veille du mouvement de grève prévu du 21 au 23 octobre, plusieurs organisations syndicales confirment leur participation à la mobilisation nationale lancée par le Front syndical pour la défense du travail (FSDT).
Le mouvement social annoncé pour trois jours pourrait toucher plusieurs secteurs essentiels de l’économie sénégalaise.
Dans le transport aérien, le Syndicat des personnels des activités aéronautiques du Sénégal (SYNPAAS) appelle ses membres à respecter le mot d’ordre, tout en précisant qu’un service minimum sera assuré.
Dans la justice, le SYTJUST annonce son soutien à la mobilisation. Le Syndicat autonome des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes du Sénégal (SAMES) confirme également sa participation.
À la Senelec, le SUTELEC réaffirme son engagement dans le mouvement, sur fond de revendications concernant notamment les primes et les conditions professionnelles.
Ces appels traduisent l’élargissement d’une mobilisation dont les principales revendications concernent le pouvoir d’achat, la protection de l’emploi, les retraites, la protection sociale et le respect des engagements de l’État.
Le gouvernement conteste cependant la régularité du préavis collectif. Le ministère du Travail estime que les procédures applicables aux différents secteurs n’ont pas été respectées et prévient que les arrêts de travail jugés irréguliers pourraient entraîner des conséquences disciplinaires.
Les syndicats défendent, pour leur part, la légitimité de leur mobilisation.
L’ampleur réelle des perturbations reste à déterminer. Les appels à la grève ne signifient pas nécessairement une interruption totale des vols, des soins, de la distribution électrique ou du fonctionnement des juridictions.
Les premières heures du mouvement permettront d’en mesurer la participation effective.



























