Le climat social se durcit dans l’éducation nationale. Dans un communiqué daté du 20 octobre 2026, le G7 rejette les arguments du gouvernement sur la légalité des grèves et dénonce les retards dans l’application du protocole d’accord du 16 avril.
À quelques heures du mouvement annoncé pour les 21, 22 et 23 octobre, les syndicats d’enseignants maintiennent la pression.
Le G7 conteste d’abord la position du ministère de la Fonction publique concernant les préavis de grève. Selon le regroupement syndical, les préavis précédemment déposés demeurent valables jusqu’au 31 décembre 2026. Il estime que la signature d’un protocole d’accord ne suffit pas à les rendre automatiquement caducs.
Sur le fond, les organisations syndicales dressent un bilan critique de l’exécution des engagements gouvernementaux.
Elles citent notamment l’étude sur le système de rémunération des agents publics, l’audit des rappels dus aux enseignants, les indemnités de fin d’examens, la Formation diplômante universelle et la situation des décisionnaires à tort.
Les questions relatives à la retraite, aux pensions et aux indemnités des classes EFA figurent également parmi les préoccupations soulevées.
Le G7 reproche par ailleurs aux autorités de multiplier les annonces sans apporter, selon lui, les réponses concrètes attendues.
Le gouvernement défend une lecture différente du dossier et appelle les syndicats à suspendre leur mobilisation pour préserver la continuité des enseignements.
Au-delà de la confrontation sur les préavis, le différend pose désormais la question du suivi effectif des accords sociaux.
Le G7 maintient son mot d’ordre tout en affirmant rester disponible pour un dialogue constructif.



























