La couverture télévisuelle des Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026 suscite ses premières critiques. Au lendemain de la cérémonie d’ouverture, Adama Sow a publié une analyse sévère du travail des commentateurs de la Radiodiffusion télévision sénégalaise (RTS). Au centre de son interpellation : la préparation des équipes journalistiques à un événement sportif d’une dimension internationale.
Dans sa publication, Adama Sow affirme avoir alerté, plusieurs mois avant les Jeux, des responsables de la RTS sur la nécessité de former les journalistes et commentateurs désignés pour couvrir les compétitions.
Il explique avoir notamment suggéré des séances de perfectionnement auprès de chaînes expérimentées dans la couverture olympique, citant France Télévisions comme référence.
Une discussion avec Pape Alé Niang avant les Jeux
Adama Sow rapporte également avoir rencontré Pape Alé Niang au Grand Théâtre, le 8 octobre dernier.
Selon son témoignage, il aurait demandé au responsable de la RTS si les équipes étaient suffisamment préparées pour assurer une couverture à la hauteur de l’événement. Celui-ci lui aurait répondu que la situation était maîtrisée.
Cette conversation est rapportée par Adama Sow et n’a pas été confirmée indépendamment.
Après avoir suivi la cérémonie d’ouverture à la télévision, puis les premières retransmissions sportives dimanche matin, l’auteur dit avoir constaté plusieurs insuffisances dans les commentaires.
Il cite notamment l’exemple d’un commentateur qui, selon lui, ne connaissait pas la liste de départ des nageurs engagés dans une épreuve.
« Commenter des Jeux olympiques se prépare »
Pour Adama Sow, la qualité d’une retransmission ne dépend pas uniquement des capacités d’improvisation des journalistes.
Elle exige une préparation collective : connaissance des athlètes, maîtrise des disciplines, constitution de fiches documentaires, vérification des listes de départ et répétitions des interventions en plateau.
Il estime qu’un tel travail devrait commencer au moins un mois avant les compétitions.
Son propos met ainsi en cause ce qu’il considère comme un défaut d’organisation éditoriale, davantage qu’une simple erreur individuelle commise à l’antenne.
France Télévisions citée en exemple
Pour illustrer sa critique, Adama Sow établit une comparaison avec la couverture proposée par France Télévisions.
Il salue notamment les commentaires de Cécile Grès, accompagnée d’Inès Hirigoyen et de PoneeeyClub lors de la cérémonie d’ouverture.
Le dispositif annoncé par France Télévisions confirme la mobilisation d’une quinzaine de journalistes pour commenter les épreuves, avec notamment Alexandre Boyon et Stéphane Diagana pour les compétitions d’athlétisme.
Le groupe audiovisuel français prévoit plus de 150 heures de direct pendant les Jeux.
Cette organisation témoigne de l’importance accordée à la préparation des retransmissions. Elle ne suffit toutefois pas, à elle seule, à établir une comparaison définitive entre la qualité des commentaires des deux diffuseurs.
Une interpellation qui dépasse les commentateurs
La critique d’Adama Sow pose une question plus large : comment préparer les rédactions sénégalaises à la couverture de grands événements sportifs internationaux ?
La RTS figure parmi les diffuseurs officiels des JOJ Dakar 2026. Ses programmes sont accessibles sur RTS 1 et RTS 2.
La chaîne publique doit assurer le suivi d’une compétition réunissant quelque 2 700 athlètes, dans des disciplines dont certaines restent peu familières au grand public sénégalais.
Un tel dispositif suppose une coordination entre les journalistes présents sur les sites, les équipes techniques, les producteurs et les responsables éditoriaux.
Les observations formulées par Adama Sow restent celles d’un auteur extérieur à la rédaction. Elles ne permettent pas d’établir, sans examen des retransmissions concernées, l’existence d’un défaut général de préparation.
Elles soulèvent néanmoins une interrogation légitime sur les moyens consacrés à la formation, à la documentation et à l’accompagnement des journalistes sportifs.
Alors que les JOJ se poursuivent jusqu’au 13 novembre, cette interpellation peut aussi être l’occasion d’améliorer les dispositifs en cours de compétition.
La position de la direction de la RTS sur les critiques formulées par Adama Sow reste à recueillir.



























