Une opération de rapatriement volontaire concernant 400 ressortissants sénégalais présents au Maroc a débuté ce vendredi 30 octobre, selon les informations rapportées par Le Soleil.
Cette initiative remet au premier plan la question du retour et de la réinsertion des migrants sénégalais, dans un contexte où le Maroc demeure un territoire de transit important pour les candidats à l’émigration vers l’Europe.
Si le retour volontaire constitue une réponse aux situations de précarité rencontrées par certains migrants, il ne représente souvent que la première étape d’un processus plus complexe.
Une fois revenus au Sénégal, les bénéficiaires doivent généralement faire face à plusieurs difficultés : retrouver une activité économique, reconstruire un projet personnel et, parfois, surmonter le sentiment d’échec associé à une expérience migratoire interrompue.
L’enjeu pour les pouvoirs publics dépasse donc la seule organisation du transport.
Il concerne également l’accompagnement social, la formation professionnelle et l’accès à des possibilités réelles de réinsertion.
La réussite d’un programme de retour volontaire ne peut se mesurer uniquement au nombre de personnes rapatriées. Elle dépend aussi de la capacité des dispositifs d’accompagnement à prévenir de nouveaux départs dans des conditions dangereuses.
Cette opération intervient alors que la migration irrégulière demeure un défi majeur pour les pays d’Afrique de l’Ouest.
Pour le Sénégal, la question reste entière : comment transformer le retour des migrants en une véritable possibilité de reconstruction économique et sociale ?




























