La Confédération africaine de football a finalement renoncé à espacer les éditions de la Coupe d’Afrique des nations. Réuni jeudi 29 octobre, son Comité exécutif a décidé à l’unanimité de maintenir la compétition tous les deux ans, abandonnant ainsi le passage à un cycle de quatre ans envisagé l’année dernière.
Ce revirement constitue une décision majeure pour le football continental. Il intervient après plusieurs mois de débats sur l’avenir de la CAN et sur la place qu’elle doit occuper dans un calendrier international déjà particulièrement chargé.
À l’origine, la CAF souhaitait organiser la compétition tous les quatre ans et créer une Ligue des nations africaine destinée à occuper une partie de l’espace laissé vacant.
Mais les perspectives économiques de cette nouvelle compétition ont conduit l’instance à revoir sa stratégie.
Selon le président de la CAF, Patrice Motsepe, plusieurs années seraient nécessaires avant que cette Ligue des nations puisse générer des ressources financières suffisantes pour soutenir durablement le football africain.
Le maintien de la CAN tous les deux ans apparaît ainsi comme un choix à la fois sportif et économique.
Pour les fédérations nationales, la compétition représente une source importante de visibilité, de revenus et de mobilisation populaire. Elle constitue également une vitrine essentielle pour les joueurs évoluant sur le continent.
La prochaine édition se déroulera en 2027 au Kenya, en Tanzanie et en Ouganda. Les suivantes sont annoncées pour 2028, 2031 et 2033, un calendrier qui tient notamment compte de la Coupe du monde 2030.
Pour le Sénégal, régulièrement engagé dans la course au titre continental, cette décision garantit le maintien d’un rendez-vous majeur.
Elle pose néanmoins une question : comment préserver la qualité de la compétition tout en conciliant les intérêts des sélections nationales, des clubs européens et des joueurs ?
La CAF a tranché sur la fréquence. Le débat sur l’organisation du football africain, lui, reste ouvert.

























