Bineta Asaliha Diop est une leader communautaire sénégalaise, entrepreneure sociale et figure engagée de la justice démocratique. Depuis plus de seize ans, elle consacre son action à la défense des droits des immigrés, à la protection des populations vulnérables et au renforcement de la participation civique des diasporas africaines, aussi bien aux États-Unis qu’au Sénégal.

Diplômée en science politique, elle s’illustre très tôt dans l’activisme civique en prenant part à des campagnes politiques majeures, notamment celles de Barack Obama en Caroline du Sud en 2006 et d’Hillary Clinton à New York en 2016. Ces expériences structurantes forgent son engagement et la conduisent à diriger et coordonner de nombreux programmes communautaires à fort impact : cours d’anglais, alphabétisation numérique, campagnes d’inscription des électeurs, accès aux services municipaux et accompagnement stratégique des familles immigrées.

Fondatrice et Directrice Générale de JOMJOP LLC, Bineta Asaliha Diop développe des modèles durables de gestion de dossiers, de médiation institutionnelle et d’accompagnement non juridique au service des communautés africaines. À travers son organisation à but non lucratif JCBS Global Inc., elle a contribué à l’obtention de la citoyenneté américaine pour plus de 450 Africains, un impact exceptionnel reconnu tant au niveau local que national. Elle a également servi comme agente de liaison communautaire auprès du 48ᵉ commissariat du Bronx et participé aux travaux de la Commission sur le Statut de la Femme des Nations Unies.
Son leadership a été mis en lumière dans The 50 Women Project de Jessica Buchleitner, un ouvrage honorant des femmes qui transforment durablement leurs communautés à travers le monde. Elle est également récipiendaire de plusieurs distinctions, dont le Rock Hill Civic Award, le Bronx Honorable Resident Award et le Ralph Bunche Excellency Award décerné aux Nations Unies.

Engagement institutionnel et Journée nationale de la Diaspora
Dans le cadre de la Journée nationale de la Diaspora du Sénégal, Bineta Diop a joué un rôle actif de coordination, de mobilisation et de relais entre les autorités sénégalaises et les leaders de la diaspora, notamment aux États-Unis. Son implication s’est traduite par un travail en amont de structuration des attentes du ministre et de la diaspora, de clarification des enjeux institutionnels et de facilitation des échanges entre acteurs publics et communautaires.
Elle a travaillé en étroite collaboration avec Amadou Chérif Diouf, Secrétaire d’État chargé des Sénégalais de l’Extérieur, qui l’a choisit et guidé dans un esprit de confiance, de loyauté institutionnelle et d’efficacité opérationnelle. Cette relation professionnelle s’est inscrite dans une dynamique de dialogue constructif, visant à renforcer la crédibilité de l’action publique à l’endroit des Sénégalais de l’extérieur, à améliorer la circulation de l’information et à valoriser les contributions réelles de la diaspora au développement national.
Bineta Asaliha Diop s’est particulièrement distinguée par sa capacité à faire le lien entre les réalités de terrain vécues par les communautés migrantes et les impératifs de gouvernance publique, contribuant ainsi à une approche plus humaine, plus structurée et plus responsable de la politique diaspora.

Aujourd’hui, Bineta Asaliha Diop est commissionaire élue au Conseil des Femmes et de la Jeunesse de la ville de Cincinnati (Ohio). Elle poursuit son engagement en faveur du développement du Sénégal et de la modernisation de l’action publique, avec une attention particulière portée à la transparence, à l’inclusion, à l’éducation civique et à la reconnaissance des acteurs de terrain.
Son action repose sur une conviction profonde : une diaspora respectée, organisée et écoutée est un levier stratégique pour un Sénégal plus juste, plus fort et plus souverain.
Son credo, le khidma, guide chacune de ses actions :
« Honorer Dieu à travers l’Humanité. »
INTERVIEW – APRÈS LA JOURNÉE DE LA DIASPORA SÉNÉGALAISE
Invitée : Madame Bineta Diop

Question 1 : Madame Diop, que représente pour vous la Journée de la Diaspora sénégalaise ?
La Journée de la Diaspora n’est pas juste une célébration symbolique. C’est un acte politique fort. Elle consacre une vérité longtemps portée par le terrain et aujourd’hui assumée par l’État : la diaspora n’est plus en marge du projet national, elle en est une force structurante de développement durable.
Dans la vision portée par le ministre Amadou Chérif Diouf, cette journée marque un tournant : celui d’une diaspora reconnue, organisée et appelée à contribuer de manière concrète au développement du Sénégal. Pour moi, c’est le vrai moment de responsabilité collective au senegal. Car nous tous spmmes maintenant interpelé.

Question 2 : Vous avez pris part à cette journée. Comment évaluez-vous la participation de la diaspora cette année ?
La participation a été dense, engagée et mature. On avait reservé une salle de 1000 places , pyis on a jouté 250 et parés on a eu un une salle overflow de 500 place et tout était rempli!. On n’était plus dans la revendication émotionnelle, mais dans la proposition structurée., un partenariat sure avec d’état du Sénégal.
J’ai vu une diaspora prête à travailler avec l’État, à condition qu’il y ait de la clarté, des cadres et de la continuité. C’est exactement la dynamique que le ministre cherche à installer : une diaspora qui parle de l’immibilier, d’investissements, de compétences, de gouvernance et d’impact mesurable. Cette évolution est très encourageante.

Question 3 : Pouvez-vous nous parler de votre organisation et du travail que vous menez au quotidien ?
Mon organisation JOMJOP LLC œuvre dans l’accompagnement stratégique et humain des migrants africains, principalement dans le domaine judiciare, carcérale et social aux États-Unis.
Nous faisons de la gestion de parcours, de la structuration administrative, de la facilitateur institutionnelle, et surtout du lien : lien entre l’individu et les institutions americaines, entre la diaspora et son pays d’origine.
Notre travail repose sur une conviction simple, partagée par le ministre Amadou Chérif Diouf: un migrant bien accompagné devient un citoyen utile, ici et là-bas.
Question 4 : Votre organisation a permis à plus de 450 Africains d’obtenir la citoyenneté américaine. Que représente cet impact pour vous ?

C’est un impact immense, mais surtout stratégique.
Chaque citoyen naturalisé, c’est une voix changé les lois en la faveur des immigrés, une stabilité, une capacité d’investissement, une crédibilité institutionnelle. Ce sont des femmes et des hommes qui peuvent désormais défendre le Sénégal, investir au Sénégal et construire des ponts durables en profitant de toute les faveurs qu’apporte le passport americain sans pour autant oublier leur pays d’origine.
Ce travail s’inscrit pleinement dans la vision du ministre : transformer l’expérience migratoire en levier de puissance pour le pays.
Question 5 : Quel lien faites-vous entre votre travail dans la diaspora et le développement du Sénégal ?
Le lien est direct. La diaspora n’est pas une réserve financière, c’est une réserve de compétences, de réseaux et de standards. Elle est la 15eme region du Senegal.
En structurant la diaspora, on structure aussi le développement national. C’est pourquoi je crois profondément à l’approche institutionnelle portée par le ministre : créer des cadres clairs pour canaliser l’énergie de la diaspora vers des projets utiles, traçables et durables au Sénégal.
Question 6 : Quel message adressez-vous à la jeunesse sénégalaise, ici et dans la diaspora ?
Je leur dis ceci : n’oubliez pas votre pays, structurez votre parcours.
La mobilité n’est pas une trahison si elle est maîtrisée. L’exil n’est pas un échec s’il produit du savoir, de l’éthique et du retour d’expérience.
La jeunesse doit comprendre que le Sénégal a besoin d’elle, ici et ailleurs, mais organisée, formée et consciente de son rôle. C’est exactement le message que l’État commence à porter aujourd’hui.
Question 7 : Un mot de fin après cette Journée de la Diaspora ?
Je dirais que cette Journée a ouvert une porte.
Maintenant, il faut l’habiter : par des politiques cohérentes, des mécanismes opérationnels et un dialogue continu.
La vision du ministre Amadou Chérif Diouf va dans ce sens. À nous, acteurs de la diaspora, de répondre avec zelle, discipline et loyauté envers le Sénégal. L’heure n’est plus aux discours. Elle est à la construction.
Pour conclure, je rends hommage au president de la République son Excellence Mr. Bassirou Diomaye Diakhar Faye,, et à mon leader, le Ousmane Sonko, Premier ministre.
Je leur adresse un appel clair et responsable : doter le Sénégal d’un ministère pleinement dédié à la Diaspora, afin de mesurer, structurer et amplifier notre impact.
La diaspora est autosuffisante, prête et consciente des enjeux. Elle ne demande pas des privilèges, mais un cadre.
Allons-y. Let’s do it and do it well for Sénégal.
Thank you!


