XALIMANEWS – Le Réseau Siggil Jigéen (RSJ) du département de Keur Massar, sous la conduite de sa point focale Mme Fatoumata Fall, a organisé deux journées de formation au profit de plusieurs jeunes filles. Cette initiative s’inscrit dans le cadre des actions menées par l’organisation pour renforcer les capacités des adolescentes et favoriser leur épanouissement dans une société en pleine mutation.
Cette session de formation avait pour objectif principal d’accompagner les jeunes filles dans la mise en place d’un club de jeunes filles leur permettant de mieux connaître leurs droits, de s’exprimer librement et de devenir des actrices du changement au sein de leurs communautés. Les participantes ont également été sensibilisées à l’utilisation des nouvelles technologies, aux opportunités offertes par le numérique, ainsi qu’aux bonnes pratiques à adopter sur Internet afin de tirer profit des outils digitaux en toute sécurité.
Dans un contexte marqué par l’essor fulgurant des réseaux sociaux, les jeunes sont de plus en plus exposés à de nombreux risques tels que le cyberharcèlement, les violences basées sur le genre en ligne, l’usurpation d’identité, les arnaques numériques, la diffusion non consentie d’images privées ou encore les discours de haine. Face à ces défis, le Réseau Siggil Jigéen entend outiller les jeunes filles afin qu’elles puissent identifier les dangers, connaître les mécanismes de protection existants et savoir vers quelles structures se tourner en cas de besoin. L’accent a également été mis sur l’éducation numérique responsable, la protection des données personnelles et l’utilisation positive des réseaux sociaux comme outil de formation, d’information et d’autonomisation.
Selon Mme Fatoumata Fall, point focal du Réseau Siggil Jigéen à Keur Massar, cette initiative s’inscrit dans la continuité du combat mené par l’organisation depuis plusieurs années. « Depuis sa création, le Réseau Siggil Jigéen s’est engagé à défendre les droits des femmes et des filles, à promouvoir leur leadership, leur autonomisation économique et sociale, ainsi qu’à lutter contre toutes les formes de discrimination, de violences et d’inégalités. Aujourd’hui, il est essentiel que les jeunes filles maîtrisent leurs droits mais aussi les nouveaux enjeux liés au numérique afin qu’elles puissent évoluer dans un environnement plus sûr et plus favorable à leur développement », a-t-elle déclaré.
Les participantes ont salué la qualité des échanges et la pertinence des thèmes abordés. Elles ont souligné que cette formation leur a permis d’acquérir de nouvelles connaissances sur leurs droits, de mieux comprendre les risques liés à l’utilisation des réseaux sociaux et de renforcer leur confiance en elles. Plusieurs d’entre elles ont exprimé leur volonté de partager les enseignements reçus avec leurs camarades et de s’impliquer activement dans les activités du futur club de jeunes filles.
Pour la formatrice : « Nous voulons former une génération de jeunes filles conscientes de leurs droits, capables de faire entendre leur voix et d’utiliser les outils numériques comme des leviers d’émancipation et de réussite. À travers ces clubs, nous souhaitons créer des espaces d’échanges, de solidarité et de leadership où chaque jeune fille pourra développer son potentiel et contribuer positivement au développement de sa communauté. »






























