ASER : un détournement chirurgical au laser !
Ils sont tous des voleurs !
Le Sénégal est sans doute l’un des pays au monde où l’on compte le plus de délinquants financiers. Des gens qui, pour réussir dans la vie, sont prêts à sacrifier leur dignité, leur réputation et même l’honneur de toute une famille.
Le phénomène des détournements de milliards a commencé à prendre de l’ampleur avec l’avènement du président Wade. C’est sous son régime que sont nés de nombreux milliardaires. Des milliards ont été constamment acheminés vers la diaspora pour entretenir un clientélisme politique. Des responsables politiques ont profité de la générosité du « pape du Sopi » pour amasser des fortunes.
Chacune de ses visites à l’étranger était l’occasion de faire circuler d’importantes sommes en devises. Des centaines de millions quittaient le Sénégal pour être distribués à des responsables politiques ou à des militants venus à sa rencontre.
Le colonel Cissoko, Mme Mbaye, Lamine Faye, Cheikh Mbacké et bien d’autres ont souvent été cités dans ces pratiques. Sans oublier Karim Wade, son propre fils, au cœur d’affaires qui ont défrayé la chronique pendant des années !
Beaucoup de Sénégalais gardent le sentiment que les ressources du pays ont été dilapidées par ce monsieur.
L’argent facile, la spoliation et le détournement des deniers publics demeurent parmi les principaux obstacles au développement du Sénégal.
Je mettrais également dans ce lot Samuel Sarr, dont certaines opérations financières réalisées au nom de l’État ont suscité de nombreuses interrogations.
Des immeubles auraient été achetés au nom du Sénégal, sous sa conduite . Je me demande encore ce qu’ils sont devenus.
Les voleurs ne sont pas dans les foyers. Les véritables voleurs se trouvent souvent dans les sphères du pouvoir et dans la gestion des affaires publiques.
Le président Macky Sall avait lui aussi des collaborateurs régulièrement cités dans des affaires de gestion controversées. Plusieurs proches du régime ont été mis en cause dans des dossiers qui continuent d’alimenter le débat public.
Tous ces dossiers méritent d’être examinés avec sérieux. Car ce n’est pas parce qu’il est parfois difficile d’établir les responsabilités que la vérité n’existe pas.
Aujourd’hui, après Wade et Macky, voilà que surgit une nouvelle affaire qui fait grand bruit. Oui, l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER) est secouée par un scandale présumé qui soulève de nombreuses questions.
C’est le Pastef au pouvoir , oui je dis bien c’est le Pastef . Les hommes aux mains propres , les auteurs du slogan Jjj!
L’honorable député Thierno Alassane Sall mérite d’être salué pour avoir porté ce dossier très tôt. Il a consacré son énergie, son temps et ses moyens à attirer l’attention de l’opinion sur ce qu’il considère comme une affaire d’État.
Selon les informations avancées dans le débat public, il serait question de 37 milliards de francs CFA empruntés au nom du Sénégal en Espagne pour financer des projets d’électrification rurale.
Les dernières révélations autour de ce dossier sont préoccupantes. Plus troublant encore, le directeur de l’agence mis en cause bénéficie du soutien affiché du Premier ministre Ousmane Sonko.
Ce dernier affirme qu’il n’existe aucun scandale à l’ASER et défend publiquement les responsables concernés.
Pour ma part, je considère qu’il ne suffit pas de nier. Il faut convaincre les Sénégalais, documents à l’appui, que ces fonds ont été utilisés conformément à leur destination.
Je profite d’ailleurs de cette publication pour lancer un appel à toute la classe politique sénégalaise, aux patriotes, aux opposants comme à ceux qui exercent le pouvoir : dépassons les clivages politiques et faisons prévaloir l’intérêt supérieur du Sénégal .
Mettons le Sénégal en avant !
Ce n’est pas parce qu’on est de Pastef qu’on doit refuser de parler de cette affaire.
Ce n’est pas parce qu’on n’est pas d’accord avec Thierno Alassane Sall qu’on doit ignorer les questions qu’il soulève.
Soyons patriotes et mettons la patrie au-dessus de nos appartenances partisanes.
L’heure est grave. Le Sénégal traverse de sérieuses difficultés économiques. Beaucoup les attribuent à la gestion passée du pays. Certes, Macky Sall porte sa part de responsabilité, mais les Sénégalais attendent désormais des résultats concrets de ceux qui dirigent aujourd’hui le pays.
Que ceux qui dénonçaient hier les voleurs, dans l’opposition comme dans les mouvements citoyens, nous éclairent aujourd’hui sur ces 37 milliards qui suscitent tant d’interrogations.
Ayez pitié des Sénégalais qui vivent encore dans l’obscurité, dans la pauvreté, mais qui continuent de préserver leur dignité.
Ils ont droit à la lumière, au développement et au bien-être.
Il serait tragique que, là où l’on promettait la lumière, les populations ne voient finalement que du feu.
Faites toute la lumière sur cette affaire !
Madere Fall
USA





























