Ne pas oublier ceux qui ont construit

Xalima
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La nouvelle clinique de l’Hôpital Principal m’a donné envie de prendre la parole. Elle est, à mes yeux, une belle illustration de ce que peut produire une vision lorsqu’elle rencontre la compétence, la détermination et la confiance.

Je veux saluer particulièrement la détermination du Général Mame Thierno Dieng, ancien Directeur de l’Hôpital Principal, qui, avec la confiance du Président Macky Sall, a contribué à faire de cette structure ce qu’elle est aujourd’hui. Il faut l’associer à ce qui se fait et à ce qui se dit aujourd’hui sur nos infrastructures. Évitons surtout l’oubli.

Cette réalisation me ramène à une conviction que je partage avec le Président Macky Sall : le Sénégal ne doit pas avoir peur de la modernité et ne doit pas se condamner au misérabilisme.

Pourquoi sommes-nous émerveillés devant un TER en France, une autoroute, un hôpital moderne ou une grande infrastructure sportive, et faudrait-il nous satisfaire du bas de gamme lorsqu’il s’agit de notre pays ?

Le TER, le BRT, les autoroutes, les hôpitaux, les stades de football, de lutte ou de basket répondent à une même ambition : mettre le Sénégal au niveau des standards internationaux.

Comme concepteur de systèmes de confort par la climatisation et de mobilité par les ascenseurs, avec une expérience en études, réalisation et maintenance, je sais que le standing n’est pas un luxe lorsqu’il sert la sécurité, l’efficacité, la durabilité et le confort des citoyens.

Je n’ai pas réalisé ces grands chantiers. J’ai toutefois eu l’occasion de participer à la fin de la première phase du TER, notamment pour contribuer à son achèvement sécurisé avant son inauguration.

J’ai également vécu un autre combat, celui qui consistait à éviter que le TER et le BRT soient confiés pendant vingt-cinq ans à une même multinationale étrangère. Il a fallu beaucoup de conviction et, finalement, l’arbitrage du Président Macky Sall pour que ce projet n’aboutisse pas.

Je salue donc son courage, comme je salue aujourd’hui le travail des techniciens, ingénieurs, hauts fonctionnaires et responsables qui ont contribué à ces réalisations.

Dans ce pays, il y a des hommes et des femmes qui ne sont pas bavards, qui ne se servent pas en servant, et qui ont travaillé pour l’intérêt général. Le Général Mame Thierno Dieng en fait partie. Il faut savoir les citer, les remercier et ne pas les effacer de notre mémoire collective.

Les coûts peuvent être discutés, contrôlés et évalués. C’est le rôle de la démocratie et de la bonne gouvernance. Mais cela ne doit jamais nous empêcher de parler de l’utilité, de la qualité et de l’impact économique de nos infrastructures.

On ne développe pas un pays par le vacarme des réseaux sociaux. Le développement se voit dans un hôpital qui soigne, dans un TER qui transporte, dans un BRT qui facilite la mobilité, sur une autoroute qui rapproche les territoires.

Reconnaître ce que l’autre a fait de bien ne diminue personne. C’est une grandeur.

Le contrôle, la critique et les expressions plurielles sont nécessaires. Mais ils doivent s’accompagner d’objectivité et de mémoire.

Évitons donc l’oubli. Car un pays qui oublie ceux qui l’ont construit finit par décourager ceux qui veulent encore le construire.

Thierno Lo
Un Républicain Libre

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