Altercation entre le maire Serigne Mboup et le préfet de Kaolack à l’occasion de la journée nationale de l’arbre.
Un Préfet qui ose dire à son concitoyen, un maire de surcroît, “dégagez”, doit être tout bonnement DÉGAGÉ.
En effet, dans l’organisation administrative sénégalaise, les rapports entre un maire, élu du peuple et un préfet sont régis par des principes de légalité, de contrôle et de respect des compétences de chacun.
L’article 1 du CGCT est clair : “La République du Sénégal reconnaît et promeut la libre administration des collectivités territoriales.” Le maire n’est pas un subordonné du préfet, il est le premier responsable de sa commune, investi d’un mandat démocratique. Il exerce ses fonctions en toute autonomie dans le respect des lois et règlements.
Le préfet, lui, n’a pas un pouvoir hiérarchique sur le maire, mais un pouvoir de contrôle a posteriori sur la légalité des actes de la collectivité (article 255 et suivants). Son rôle est d’assurer la conformité des actes avec la loi, non de se substituer aux élus locaux.
Le comportement de ce préfet reflète largement et illustre largement le mépris et le manque de respect qu’ils ont envers les citoyens lambda.
Albatou Baldé, juriste,
membre du mouvement Alternative Populaire – Les transformateurs.


























