“Je ne regrette rien” : Moussa Diop maintient ses déclarations sur Sonko

Lesenegalaislibre
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XALIMANEWS: Sorti libre des locaux de la Sûreté urbaine de Dakar tard dans la soirée pour vice de procédure, Moussa Diop s’est exprimé sur les circonstances de sa convocation. Dans un entretien accordé au journal L’Observateur, l’avocat affirme que la procédure engagée contre lui ne respecte pas les règles encadrant la profession d’avocat. Selon lui, « un procureur de la République ne peut pas convoquer un avocat », précisant que seul le Parquet général est habilité à le faire.

Selon lui, la procédure engagée contre sa personne était irrégulière dès le départ. Il invoque notamment les textes encadrant la profession d’avocat, dont la loi du 4 janvier 1984, pour rappeler qu’un avocat bénéficie d’un privilège de juridiction. Moussa Diop estime que les enquêteurs ont ignoré les formalités requises, soulignant que sa convocation mentionnait le titre de « Maître » tout en étant signée par un policier. Il qualifie par ailleurs les heures passées au commissariat de « détention arbitraire », évoquant une garde à vue qui n’aurait pas été formellement notifiée.

L’avocat, membre de la coalition Diomaye-Président, relie directement cette affaire à ses récentes déclarations visant le Premier ministre Ousmane Sonko. Selon lui, ce dernier aurait saisi la justice pour une affaire personnelle après des propos tenus par Me Diop sur certaines fréquentations supposées. L’ancien collaborateur de Macky Sall affirme néanmoins ne rien regretter de ses déclarations et assure disposer d’éléments pour soutenir ses affirmations.

Interrogé sur les raisons de sa présence à la convocation malgré ce qu’il considère comme une irrégularité, Moussa Diop explique avoir voulu se présenter pour faire constater lui-même le vice de procédure. Il affirme avoir agi par respect de la loi, estimant qu’un refus de se présenter aurait pu conduire les forces de l’ordre à venir le chercher à son domicile. L’avocat dit désormais attendre la suite de cette affaire qui continue d’alimenter le débat politique et judiciaire au Sénégal

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