Ce lundi 25 août, les conseillers municipaux de la capitale sénégalaise sont appelés à élire un nouveau maire, dans un climat d’incertitude politique et juridique. Une échéance électorale marquée par les dissensions internes au sein de l’opposition, sur fond de bras de fer entre deux figures majeures de la scène politique locale : Khalifa Sall et Barthélémy Dias.
Alors que la Cour suprême devait statuer ce même jour sur une requête déposée par Barthélémy Dias – contestant la tenue du scrutin –, le préfet a maintenu la convocation des élus municipaux. Une décision qui illustre les tensions croissantes au sein de la coalition Taxawu Dakar, autrefois unie autour de Khalifa Sall, et désormais fragilisée par des ambitions concurrentes.
Selon Sud Quotidien, l’élection se déroule dans un « climat d’incertitudes », tant sur le plan institutionnel qu’au sein des forces politiques. Le Quotidien résume la situation d’une formule lapidaire : « Khalifa-Barth, la guerre froide », révélant une fracture désormais assumée entre le mentor et son ancien protégé.
L’ancien maire, Khalifa Sall, a jeté son dévolu sur Ngoné Mbengue, une figure jugée loyale et consensuelle par ses soutiens. Barthélémy Dias, quant à lui, dénonce une élection « irrégulière » et appelle les conseillers à ne pas se rendre « complices d’un coup de force institutionnel ». Le journal Source A évoque un « cross en l’air » de l’ex-maire, reprenant le ton ironique adopté par l’intéressé lors d’une conférence de presse agitée.
Dans ce contexte de recomposition politique, le parti Pastef, désormais au pouvoir mais encore minoritaire au sein du conseil municipal, se positionne en arbitre potentiel. Profitant des divisions dans les rangs de Taxawu, Pastef pourrait réussir un coup politique majeur : prendre le contrôle de l’Hôtel de Ville, bastion historique de l’opposition.
Mpox : un premier cas détecté à Dakar, 25 personnes sous surveillance
Alors que l’actualité politique domine les débats à Dakar, une alerte sanitaire est venue s’inviter à l’agenda du gouvernement sénégalais. Le ministère de la Santé a confirmé ce week-end un premier cas de Mpox (variole du singe), diagnostiqué chez un ressortissant étranger arrivé au Sénégal le 19 août.
L’homme a été placé en isolement le 21 août à l’hôpital de Fann, à Dakar, dans le service spécialisé des maladies infectieuses. Son état est jugé stable. Les autorités sanitaires ont aussitôt identifié et mis sous surveillance 25 cas contacts, conformément au protocole en vigueur.
Cette réapparition de la variole du singe dans un pays jusque-là épargné relance les inquiétudes sanitaires sur le continent, où plusieurs flambées ont été recensées ces derniers mois. La vigilance reste de mise, selon les services du ministère, qui assurent avoir pris toutes les mesures nécessaires pour contenir une éventuelle propagation.





























