Le Directeur général de l’ASER a finalement été entendu par la Section de recherches de la Gendarmerie nationale. Derrière une communication soigneusement édulcorée, parlant d’un simple “contact” de la part des gendarmes, se cache une réalité bien plus sérieuse : celle d’une convocation judiciaire à laquelle personne ne peut se soustraire, dans un État de droit.
Depuis le début, une stratégie a été déployée : saturer l’espace public d’éléments de langage, mobiliser une armée de relais pour détourner l’attention Tiktokeurs, journaleux, chroniqueurs…), décrédibiliser les lanceurs d’alerte. Mais la justice, elle, ne se satisfait ni de slogans ni d’agitation numérique.
Et voilà que survient un revirement spectaculaire : celui qui affirmait hier encore, avec arrogance “circulez, y’a rien à voir” choisit aujourd’hui de déposer plainte contre son prédécesseur. Une volte-face qui soulève une question fondamentale : pourquoi maintenant, après deux années de dénégations catégoriques ?
Car au fond, une seule interrogation n’a jamais quitté le débat : où sont passés les 37 milliards de francs CFA déjà décaissés ?
Plutôt que d’y répondre, le pouvoir et ses relais ont préféré l’esquive, la diabolisation, l’invective et la caricature. Certains sont même allés jusqu’à se substituer à la justice, proclamant publiquement l’innocence avant toute enquête. Aujourd’hui, les faits rattrapent les discours.
La chronologie elle-même interroge : nommé début juin, 37 milliards décaissés quelques jours plus tard, une prise de fonction effective en juillet… puis, deux ans de silence avant une plainte bien trop tardive.
Cette séquence appelle des explications claires, précises et vérifiables.
Dans ce contexte, le rôle du député Thierno Alassane Sall apparaît central. En exerçant pleinement sa mission de contrôle de l’action gouvernementale, il a permis de porter ce dossier devant les juridictions compétentes, au Sénégal comme à l’international . Sans cette persévérance, des milliards de nos maigres deniers publics auraient pu disparaître dans l’indifférence.
Il ne s’agit plus aujourd’hui de communication, mais de responsabilité. Il ne s’agit plus de défendre un camp, mais de défendre la vérité.
Comme le rappelait le fondateur de la marque NIKE, Phil Knight : « Le lâche ne commence jamais, le faible ne termine jamais, et le gagnant n’abandonne jamais. »
Nous ne lâcherons pas l’affaire !
Ce combat pour la transparence ira à son terme. Et la lumière finira, inévitablement, par jaillir sur ce scandale.
Le Sénégal le mérite.
Aly BATHILY
Coordonnateur de la République des Valeurs/Réewum Ngor – France






























