Dire que « le Sénégal n’avait pas le choix » est totalement erroné !

Xalima
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La vérité, est que le Président Bassirou Diomaye Faye est un contre-révolutionnaire, il n’a jamais réellement cru au Projet de rupture qui l’a porté au pouvoir, et les actes qu’il pose aujourd’hui le démontrent.

Le PASTEF est arrivé avec un projet clair de rupture et de souveraineté économique. Mieux, le programme Diomaye Président sur lequel il a été élu promettait un changement de système, fondé notamment sur, la justice ,un modèle économique endogène, la souveraineté et un nouveau rapport avec l’extérieur.

Le Président Diomaye Faye lui-même avait prévenu que la rupture serait un « plat amer » que les Sénégalais avaient choisi. Nous savions donc que le chemin serait difficile.

Le Premier ministre Ousmane SONKO avait justement traduit cette orientation avec le PRES – Jubbanti Koom : mobilisation de nos ressources internes, financement endogène et rationalisation des dépenses. Il avait également matérialisé cette rupture par la baisse des prix de plusieurs denrées de première nécessité, afin de soulager les Sénégalais.

Alors aujourd’hui, une question s’impose : QUE DEVIENT LE PRES ?

Un programme avec le FMI n’est pas un simple prêt. Il est assorti de conditionnalités sur les recettes, les dépenses, la dette et les réformes économiques. Notre politique économique devra nécessairement composer avec ce nouveau cadre pendant trois ans.

Et non, une crise financière ne signifie pas automatiquement recourir au FMI. La Malaisie, frappée par la grave crise asiatique de 1997-1998, avait refusé un programme de financement du FMI, choisi sa propre stratégie et retrouvé rapidement la croissance.

La souveraineté ne signifie pas vivre sans partenaires. Mais coopérer avec l’extérieur est une chose ; croire que nous ne pouvons pas nous en sortir sans lui en est une autre.

C’est précisément ce réflexe de dépendance que Cheikh Anta Diop nous invitait à dépasser chez l’ancien colonisé face à l’ancien maître.

Si, à chaque difficulté, nous concluons que « nous n’avons pas le choix », alors à quoi servent le projet de rupture, le programme Diomaye Président et le PRES ?

Alioune Badara MBOUP

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