La polémique autour de la Loi de finances rectificative (LFR) prend une nouvelle tournure avec la passe d’armes entre Moundiaye Cissé et Ayache Bielsa.
À l’origine, Moundiaye Cissé avait vivement critiqué Ousmane Sonko, l’accusant d’avoir induit les Sénégalais en erreur dans le débat sur la LFR et l’appelant à présenter des excuses. Une position qu’il semble aujourd’hui nuancer, en expliquant que sa réaction reposait sur une information publiée en Une du quotidien La Tribune.
Pour Moundiaye Cissé, il ne s’agissait donc pas d’une invention, mais d’une réaction fondée sur une information rendue publique.
C’est précisément cette justification qu’Ayache Bielsa attaque. Dans une réaction intitulée « Les niaiseries de Moundiaye Cissé », il lui reproche de ne pas assumer clairement son erreur et de transformer, selon lui, une rectification en mea culpa déguisé, sans présenter de véritables excuses pour avoir relayé une information non vérifiée.
Pour Bielsa, le problème n’est pas d’avoir commenté une information de presse, mais de l’avoir utilisée pour porter une accusation politique grave sans attendre sa confirmation. Il dénonce ainsi une forme de légèreté dans le traitement d’un sujet aussi sensible que les finances publiques.
Au fond, cette controverse oppose deux conceptions de la responsabilité publique : Moundiaye Cissé invoque la source journalistique pour expliquer sa réaction ; Ayache Bielsa estime que cette source ne dispense pas celui qui la relaie de vérifier l’information avant d’en tirer des conclusions.
Le débat sur la LFR et les finances publiques reste donc ouvert, mais la controverse met surtout en lumière une exigence essentielle : lorsqu’une information s’avère contestable, l’assumer clairement vaut mieux que chercher à en expliquer la diffusion.


























