Faible exécution budgétaire : Cheikh Diba évoque la guerre au Moyen-Orient et la hausse du pétrole

Lesenegalaislibre
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XALIMANEWS: Le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, a reconnu ce vendredi à Dakar un faible niveau d’exécution de certains programmes budgétaires au premier trimestre 2026. Selon lui, cette situation s’explique par la prudence adoptée par l’État face aux incertitudes de l’économie mondiale, notamment la crise au Moyen-Orient.

S’exprimant après son audition à l’Assemblée nationale, le ministre a expliqué que le gouvernement a volontairement retardé certaines dépenses afin d’éviter d’éventuelles difficultés budgétaires liées à la flambée des prix des hydrocarbures.

« Des évènements ont eu lieu dans le monde, la crise au Moyen-Orient notamment. Il fallait attendre et observer avant d’engager l’ensemble des dépenses budgétaires prévues », a déclaré Cheikh Diba.

Le ministre a rappelé que le prix du baril de pétrole était estimé à 64,4 dollars lors de l’élaboration de la loi de finances initiale 2026. Il affirme qu’il se situe désormais autour de 105 dollars, une hausse importante qui oblige l’État à revoir son cadrage budgétaire.

D’après lui, engager immédiatement toutes les dépenses prévues sans disposer d’une marge de sécurité pourrait provoquer des dérives dans l’exécution budgétaire en cas de nouvelles tensions sur les marchés internationaux.

Cheikh Diba a toutefois assuré que les dépenses dites incompressibles et obligatoires ont été correctement exécutées, permettant ainsi à l’État de maintenir un niveau d’exécution « correct » de l’ensemble du budget.

Le ministre est également revenu sur les discussions en cours avec le Fonds monétaire international. Il a indiqué que les négociations avec l’institution financière internationale « se déroulent très bien », malgré ce qu’il qualifie de « plus grand cas de dissimulation » d’une dette impliquant le FMI.

Cette semaine, le président Bassirou Diomaye Faye a rencontré les responsables du Fonds monétaire international à Nairobi, en marge d’un sommet franco-africain.

Les autorités actuelles affirment avoir découvert des engagements financiers contractés entre 2019 et 2024 sous le régime de Macky Sall mais non rendus publics. Une accusation rejetée par l’ancien chef de l’État.

Selon le gouvernement, ces engagements auraient porté le taux d’endettement du Sénégal à 132 % du produit intérieur brut, un niveau jugé inédit pour le pays.

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