Ousmane Sonko : « Il n’y a pas de crise institutionnelle

Lesenegalaislibre
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XALIMANEWS: À l’ouverture de la deuxième session extraordinaire de l’Assemblée nationale, ce mardi, son président, Ousmane Sonko, a écarté toute idée de crise ou de tensions entre les institutions. Il assure que le Parlement continuera d’exercer pleinement ses prérogatives, dans le respect des textes en vigueur.

« Il n’y a pas de tiraillements, il n’y a pas de tensions. Il y a le fonctionnement normal des institutions », a déclaré Ousmane Sonko devant les députés, en présence notamment du ministre de la Communication et des Relations avec les Institutions, Bakary Sarr.

Convoquée par décret présidentiel, la séance a débuté par la vérification du quorum. Au total, 106 députés ont été comptabilisés, un nombre jugé largement suffisant par le président de l’Assemblée nationale pour permettre à l’institution de délibérer valablement.

Ousmane Sonko a ensuite déclaré officiellement ouverte la deuxième session extraordinaire de l’année 2026, convoquée par le décret n°2026-1530 du 24 août 2026. L’ordre du jour unique porte sur la Déclaration de politique générale (DPG) du Premier ministre.

Revenant sur la procédure devant encadrer cette déclaration, le président de l’Assemblée nationale a estimé que le Parlement n’avait pas reçu, selon son interprétation des textes, de notification précisant la date exacte de la DPG.

Dans ce contexte, il a indiqué que l’Assemblée devait s’appuyer sur son Règlement intérieur, notamment sur les dispositions relatives à la Conférence des présidents, chargée d’organiser les travaux parlementaires et de fixer les modalités des débats.

« Les textes sont très clairs, ils seront appliqués autant qu’il le faudra », a martelé Ousmane Sonko.

Le président de l’Assemblée nationale a également rejeté les lectures faisant état d’une crise institutionnelle. Pour lui, les éventuelles divergences doivent être réglées à partir des textes et dans le respect des compétences attribuées à chaque institution.

« L’Assemblée nationale, tant que nous serons là, exercera la plénitude de ses prérogatives, en respectant les prérogatives de toute autre institution », a-t-il déclaré.

Pour illustrer son propos, Ousmane Sonko a évoqué le cas de la France et ses différentes périodes de cohabitation, estimant que les rapports de force politiques entre institutions ne débouchent pas systématiquement sur une crise.

Il a ainsi appelé à ne pas « installer une crise qui n’existe pas », estimant que les mécanismes prévus par les textes permettent d’assurer le fonctionnement régulier des institutions.

À l’issue de la séance d’ouverture, après épuisement de l’ordre du jour, le président de l’Assemblée nationale a proposé sa levée et invité les membres de la Conférence des présidents à se réunir afin d’organiser la suite des travaux parlementaires.

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