ONU : pourquoi la présence de Diomaye Faye à New York est scrutée autour de la candidature de Macky Sall

Lesenegalaislibre
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XALIMANEWS – En marge de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, multiplie les rencontres avec plusieurs dirigeants étrangers. Après un entretien avec son homologue burundais Évariste Ndayishimiye, le chef de l’État sénégalais s’est également entretenu avec le président français Emmanuel Macron.

Ces échanges interviennent dans un contexte diplomatique marqué notamment par les discussions autour de la gouvernance mondiale, du rôle de l’Afrique dans les instances internationales et de la candidature de l’ancien président sénégalais Macky Sall au poste de secrétaire général des Nations unies.

La position de Dakar sur cette candidature semble avoir évolué au cours des derniers mois. Macky Sall avait notamment sollicité le soutien du Burundi, alors à la tête de la présidence tournante de l’Union africaine, pour porter sa candidature auprès des instances internationales.

Le Sénégal aurait depuis activé différents canaux diplomatiques en faveur de cette candidature. Toutefois, la course au remplacement d’António Guterres reste incertaine. Lors du troisième scrutin indicatif organisé le 18 septembre dernier, la candidature de Macky Sall aurait recueilli cinq voix d’encouragement, contre neuf voix de découragement et une sans opinion.

Parallèlement à ces discussions diplomatiques, Bassirou Diomaye Faye doit prendre la parole ce jeudi 24 septembre à la tribune officielle de l’Assemblée générale des Nations unies. Son intervention devrait notamment porter sur le respect du droit international, la réforme de la gouvernance mondiale ainsi que la justice économique et financière.

Le séjour new-yorkais du président sénégalais est également marqué par une importante annonce dans le secteur énergétique. La Société africaine de raffinage (SAR) et la compagnie turque Yamata ont signé un protocole d’accord pour la construction d’une deuxième raffinerie au Sénégal.

Le projet est estimé entre 2 et 3 milliards de dollars, soit plus de 1 000 milliards de francs CFA. Il intervient alors que le Sénégal, devenu producteur de pétrole depuis 2024, continue de dépendre largement des importations pour satisfaire ses besoins en produits pétroliers.

À terme, cette nouvelle infrastructure doit permettre de renforcer les capacités de raffinage du pays, de répondre à la demande nationale et potentiellement de dégager des volumes supplémentaires destinés au marché sous-régional.

Entre diplomatie internationale, réforme de la gouvernance mondiale et nouveaux investissements énergétiques, la présence de Bassirou Diomaye Faye à New York s’inscrit ainsi dans une séquence stratégique pour le Sénégal.

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