Le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a présidé, jeudi 24 juillet 2025, la cérémonie officielle de réception de deux engins de déminage, acquis par le Centre national d’Action antimines du Sénégal (CNAMS). Ce matériel, financé par le Japon à hauteur de deux milliards de francs CFA, marque une nouvelle étape dans le processus de dépollution humanitaire des terres casamançaises.
Ces engins, livrés dans le cadre du Programme de développement économique et social, viennent renforcer la capacité opérationnelle du CNAMS, à un moment charnière du Plan Diomaye pour la Casamance. L’objectif : sécuriser rapidement les zones contaminées et favoriser le retour durable des populations déplacées.
Dans son allocution, le Premier ministre a salué “un appui stratégique et symbolique” du Japon, qui intervient dans une région encore marquée par les séquelles de plusieurs décennies de conflit. Il a réaffirmé que “le retour des habitants en toute sécurité et dans la dignité reste une priorité du gouvernement”.
Un geste diplomatique fort
Présent à la cérémonie, l’ambassadeur du Japon, Takeshi Akamatsu, a souligné la volonté de son pays de “contribuer à la reconstruction et à la stabilisation d’une région dont le potentiel agricole, économique et humain est immense”. Il a assuré que le Japon continuerait à accompagner les autorités sénégalaises, dans une logique de solidarité internationale et de respect des engagements multilatéraux, notamment ceux définis par la Convention d’Ottawa.
Un enjeu de souveraineté et de développement
Le Sénégal a encore à déminer environ 1,5 million de mètres carrés de terrain en Casamance. L’acquisition de ces deux engins, capables de neutraliser les mines antipersonnel à grande échelle, devrait considérablement accélérer le processus. Le financement global des opérations de déminage est estimé à 15 milliards de francs CFA.
D’ici à mars 2026, date butoir fixée par les engagements internationaux, le gouvernement ambitionne de déclarer la Casamance totalement libre de mines.
“Ce chantier n’est pas seulement technique ou logistique. Il est profondément politique, car il conditionne la paix, le retour à la terre et la réhabilitation de la dignité des populations”, a conclu le chef du gouvernement.






























