Le journaliste et militant Abdou Nguère a retrouvé la liberté ce mercredi, après plusieurs semaines de détention préventive. Le tribunal l’a acquitté des accusations d’« apologie » et de « diffusion de fausses nouvelles », mais l’a reconnu coupable d’« offense au chef de l’État », une infraction encore inscrite dans le code pénal national. Il a été condamné à six mois de prison, dont trois mois ferme — une peine couverte par sa détention préventive.
Le jugement, prononcé dans une salle d’audience bondée, met fin à une affaire qui a suscité un large élan de solidarité dans les milieux journalistiques et au sein de la société civile. Abdou Nguère, connu pour ses prises de position critiques sur les réseaux sociaux, avait été arrêté à la suite d’une vidéo jugée « irrespectueuse » envers le président de la République


























