Elgas ou l’effondrement de l’intégrité intellectuelle
Le texte le plus virulent, le plus accusatoire, qu’il ait publié contre Ousmane Sonko dans l’affaire de cette jeune fille enceinte de toujours, porte sa signature. Un pamphlet creux, truffé d’accusations grotesques, indignes d’un véritable écrivain.
Si Elgas prétend au statut d’intellectuel, si tant est qu’il le mérite, alors la moindre des choses serait qu’il présente ses excuses lorsqu’il a tort. Or, tout ce qu’il a avancé dans ce torchon s’est révélé entièrement faux. Il a trempé sa plume non pas dans l’encre, mais dans la calomnie, la médisance et la haine.
Ce même article diffamatoire avait été partagé sur Facebook par le juge Maham Diallo, celui-là même qui avait renvoyé Ousmane Sonko devant les juridictions.
Et comme si cela ne suffisait pas, Elgas a récemment récidivé dans les colonnes du magazine français Le Point, publication bien connue pour sa ligne éditoriale conservatrice. Dans cette tribune, Elgas ne déroge pas à sa ligne : il persiste dans l’acharnement, multiplie les procès d’intention, et s’érige en censeur moral depuis un confort idéologique métropolitain totalement déconnecté des réalités sociales, historiques et politiques du Sénégal.
En s’exprimant dans un média aussi orienté, il ne cherche ni la nuance ni la vérité, mais à légitimer son ressentiment. Il est devenu un auxiliaire de la diabolisation, un artisan de la confusion.
Ayache Bielsa


























