Football africain en crise: Patrice Motsepe doit démissionner, le Maroc retiré des compétitions africaines (Par PIDvito)

Lesenegalaislibre
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XALIMANEWS: Le 17 mars 2026, la Confédération Africaine de Football (CAF) a créé une onde de choc dans le monde sportif africain en décidant d’attribuer le titre de la CAN 2025 au Maroc, alors que le Sénégal avait remporté la finale sur le terrain. Cette décision, prise après réévaluation par le jury d’appel de l’instance continentale, repose sur l’argument que certaines règles auraient été violées pendant le match.

Pour de nombreux observateurs, cette décision dépasse le cadre sportif et s’inscrit dans une logique de favoritisme. La CAF, censée garantir l’équité et la transparence dans les compétitions africaines, apparaît aujourd’hui ridiculisée, et avec elle, l’image du football africain. Les Sénégalais, champions incontestés sur le terrain et reconnus comme tels par les fans du monde entier, voient leur victoire détournée pour satisfaire un royaume hôte.

Cette affaire met en lumière ce que beaucoup considèrent comme une corruption flagrante dans l’organisation de la CAN 2025. Déjà, lors des demi-finales contre le Nigeria, des incidents troublants avaient été observés : des ramasseurs de balles marocains s’étaient emparés des serviettes du gardien nigérian sans aucune intervention des officiels. La finale contre le Sénégal a amplifié ces comportements, avec des joueurs marocains tels que Hakimi et Saï Bari incitant les ramasseurs à interférer avec le matériel du gardien sénégalais Édouard Mendy. Même le second gardien sénégalais, Diouf, a dû se placer en garde du corps pour protéger son coéquipier, avant d’être lui-même traîné par les ramasseurs sous les yeux des caméras et des supporters.

Pour beaucoup, la responsabilité ne peut être ignorée : Patrice Motsepe, président de la CAF, est accusé d’avoir failli à ses devoirs et d’avoir humilié l’Afrique en ne sanctionnant pas l’équipe marocaine pour ces manquements flagrants. Selon les critiques, si une sanction était nécessaire, elle aurait dû viser le Maroc, accusé d’avoir usé de toutes les stratégies pour s’assurer la victoire au détriment de l’éthique sportive.

Malgré tout, pour les supporters sénégalais et pour le peuple africain attaché à la justice sportive, la victoire reste déjà sénégalaise, la joie des Lions de la Teranga reste intacte. Les appels se multiplient pour que les supporters sénégalais emprisonnés au Maroc depuis la finale soient libérés et pour que des mesures soient prises afin que cette équipe marocaine ne participe plus aux compétitions africaines tant que ces pratiques ne sont pas corrigées.

Cette décision de la CAF restera dans l’histoire comme un moment sombre pour le football africain, mais elle ne peut effacer la performance sportive des Sénégalais, ni la reconnaissance mondiale de leur titre. Le débat sur l’éthique, la transparence et la gouvernance du football africain est désormais ouvert, et il sera difficile pour les instances continentales de restaurer leur crédibilité tant que de telles décisions continueront de ternir l’image du sport africain.

PIDvito, chroniqueur

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