Loi sur les actes contre-nature : Sonko justifie le durcissement et répond aux critiques internationales

Lesenegalaislibre
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XALIMANEWS: Ousmane Sonko a affirmé, vendredi, que la nouvelle loi renforçant les sanctions contre les actes dits “contre nature” sera appliquée de manière stricte et sans distinction, malgré les critiques formulées à l’international. Le chef du gouvernement s’exprimait devant les députés lors de la séance de questions d’actualité à l’Assemblée nationale.

Selon Ousmane Sonko, cette nouvelle disposition législative s’impose à tous les citoyens sans exception, quel que soit leur statut social ou politique. Il a insisté sur le fait qu’une loi votée par les représentants du peuple doit être respectée et appliquée avec rigueur.

Le Premier ministre a également évoqué la question de la souveraineté nationale, estimant que le Sénégal reste libre de définir ses propres orientations législatives et ses choix de société. À ses yeux, cette réforme répond à une volonté majoritaire de la population sénégalaise et vise notamment à préserver les valeurs sociales du pays.

Face aux critiques venant de certains pays occidentaux, Ousmane Sonko a soutenu que le Sénégal n’a “aucune leçon à recevoir” concernant ses décisions internes. Il a par ailleurs rejeté toute possibilité de suspension ou de moratoire concernant l’application de cette loi récemment promulguée.

Le texte adopté modifie l’article 319 du Code pénal sénégalais et prévoit un durcissement des sanctions liées aux actes qualifiés “contre nature”. La nouvelle loi élargit également les dispositions concernant l’apologie, la promotion ou le financement de telles pratiques.

Désormais, les personnes reconnues coupables risquent des peines de prison allant de cinq à dix ans ainsi que de lourdes amendes. Le texte précise également les différentes situations considérées comme des actes “contre nature” au regard de la législation sénégalaise.

Cette réforme intervient dans un contexte de débat intense au Sénégal autour des questions sociétales et de plusieurs affaires judiciaires récentes liées à des accusations d’actes “contre nature” et de transmission volontaire du VIH.

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