De Dr Seydi Mansour Seck Enseignant Chercheur UCAD,
Contribution relative au respect de la date limite des élections locales :
Elus le 23 janvier 2022, les maires ont entamé leur 1er année de mandat en janvier 2022.
Janvier 2023 marque le début de la 2e année.
Janvier 2024, le début de la 3e.
Janvier 2025, le début de la 4e.
Et janvier 2026, le début de la 5e et dernière année de mandat.
Aller au-delà de janvier 2026 reviendrait à entamer une 6e année de mandat.
Il faut distinguer “année de mandat” de “année de fin de mandat”.
Il est regrettable que le Président et son entourage méconnaissent un principe aussi élémentaire.
Persister dans cette confusion, c’est s’exposer à une violation grave de la loi, assimilable à une haute trahison.
Les élections appartiennent au peuple. C’est un rendez-vous démocratique.
La seule marge de manœuvre du Président de la République serait de reporter les élections locales au début du mois de février. En effet, la loi impose que le scrutin se tienne au plus tard dans les 30 jours précédant l’expiration du mandat. Or, les mandats ayant débuté à la prise de fonction, et la majorité des maires étant entrés en fonction autour du 10 février 2022, on peut donc s’attendre à un couplage des élections législatives et locales au plus tard début février, date limite légale pour l’organisation des locales.
Dr Seydi Mansour Seck
Enseignant Chercheur UCAD
Même les collaborateurs les plus proches du Président de la République semblent ignorer ce que recouvre la 5e année de mandat.

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