Depuis l’arrivée de Motsepe, la CAF ne connaît que des polémiques

Lesenegalaislibre
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XALIMANEWS: Depuis son arrivée à la tête de la Confédération africaine de football en mars 2021, Patrice Motsepe, milliardaire sud-africain et homme d’affaires influent, avait promis une nouvelle ère pour le football africain, fondée sur la transparence, la modernisation et une gestion professionnelle. Cependant, quatre ans plus tard, ce qui devait être une révolution est perçu par beaucoup comme une période de scandales, de décisions contestées et de perte de crédibilité.

La dernière polémique, autour de la finale de la CAN Maroc 2025, déclarée sur tapis vert en faveur du Maroc contre le Sénégal, a cristallisé une crise de confiance déjà latente. Le jury d’appel a homologué le score de 3-0 pour la Fédération royale marocaine de football, déclenchant une vague d’indignation mondiale sur les réseaux sociaux, en Afrique, en Europe et ailleurs.

Selon Augustin Senghor, ancien président de la Fédération sénégalaise de football et membre du Comité exécutif de la CAF, le jury d’appel s’est substitué à l’arbitre de la finale en violation des lois du jeu. Pour lui, le Sénégal reste le véritable vainqueur de cette CAN et gardera son trophée quoi qu’il arrive.

Claude Le Roy, ancien sélectionneur africain et consultant, dénonce le “grand guignolesque” et critique la gouvernance actuelle de la CAF, dirigée par Motsepe, qu’il décrit comme étant sous influence de Gianni Infantino. Selon lui, certaines décisions semblent préparées pour favoriser le Maroc, au détriment du Sénégal, malgré la qualité du parcours marocain.

Même l’ancien international français Samir Nasri considère que la décision du jury d’appel “va décrédibiliser la CAF”. Du côté des joueurs, le défenseur sénégalais Moussa Niakhaté a publié sa photo avec le trophée et sa médaille, accompagné du message provocateur : “Venez les chercher ! Ils sont fous, eux !”. Plusieurs internationaux sénégalais ont partagé vidéos et photos des célébrations de leur sacre, réaffirmant leur statut de champions.

Au-delà de ce seul événement, l’ensemble de la présidence de Patrice Motsepe est aujourd’hui scrutée et critiquée. Les réformes et annonces institutionnelles qu’il a mises en place n’ont pas suffi à restaurer la confiance. Les questions sur la transparence, le favoritisme et la cohérence des décisions continuent de peser sur la crédibilité de la CAF, malgré certaines améliorations financières et organisationnelles.

Pour beaucoup d’observateurs, cette crise n’est pas seulement un problème ponctuel lié à la CAN 2025, mais le symptôme d’une gouvernance en difficulté, où chaque décision majeure est désormais jugée à l’échelle mondiale. Le football africain traverse ainsi une période de turbulences profondes, menaçant l’image et l’intégrité de son institution phare.

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