Débat sur les fonds politiques : Sonko évoque une divergence avec Diomaye Faye

Lesenegalaislibre
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XALIMANEWS: Le Premier ministre Ousmane Sonko a une nouvelle fois insisté sur la nécessité de mieux encadrer les fonds politiques afin de garantir davantage de transparence dans leur gestion. Vendredi, lors d’une séance plénière à l’Assemblée nationale consacrée aux questions d’actualité, le chef du gouvernement a défendu la position historique du parti Pastef sur cette question sensible.

Face aux députés, Ousmane Sonko a affirmé qu’il restait en désaccord avec Bassirou Diomaye Faye concernant le fonctionnement actuel des fonds politiques. Selon lui, ces ressources publiques doivent impérativement être soumises à un mécanisme de contrôle rigoureux afin d’assurer une gestion transparente des deniers de l’État.

Le leader de Pastef a rappelé que cette volonté de réformer les fonds politiques ne date pas d’aujourd’hui. Il a expliqué que son parti défend cette idée depuis 2014 et qu’elle figurait déjà dans son programme présidentiel de 2019, avant d’être reprise dans celui de la coalition Diomaye Président.

Pour Ousmane Sonko, il ne s’agit pas de supprimer ces fonds, mais plutôt de mieux encadrer leur utilisation. « Aucun franc provenant des ressources publiques ne doit être dépensé sans contrôle », a-t-il soutenu devant les parlementaires.

Le Premier ministre a également pris l’exemple de certains pays occidentaux, notamment la France, où les fonds spéciaux sont soumis à un suivi institutionnel. Il a précisé que la Primature dispose elle-même d’un budget de fonds politiques estimé à 1 milliard 770 millions de francs CFA, tout en affirmant que le débat ne vise aucune personne en particulier.

Revenant sur l’initiative parlementaire du député Guy Marius Sagna autour de cette question, Ousmane Sonko a indiqué avoir échangé avec le chef de l’État afin d’éviter que ce dossier ne devienne une source de fragilité politique pour le régime en place.

De son côté, le président Bassirou Diomaye Faye avait récemment défendu le maintien des fonds politiques en expliquant qu’ils servent à financer des missions sensibles liées notamment à la sécurité, au renseignement ou encore à certaines obligations diplomatiques nécessitant une grande discrétion.

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