XALIMANEWS: Le projet de révision de la Constitution est examiné ce jour à l’Assemblée nationale dans un climat de fortes tensions politiques. Alors que la majorité parlementaire défend le texte, l’opposition, plusieurs organisations de la société civile et diverses personnalités politiques multiplient les appels à son report et réclament un référendum.
Selon plusieurs acteurs de l’opposition, la réforme ne devrait pas être adoptée par la seule voie parlementaire. Ils appellent à une large mobilisation citoyenne afin d’obtenir la suspension de la procédure et l’organisation d’une consultation populaire.
De son côté, Pastef a également lancé un appel à la mobilisation de ses militants et sympathisants pour soutenir ses députés durant cette séance jugée déterminante. Le ministre du Travail et des Relations avec les institutions, Abbas Fall, a notamment appelé les partisans du parti à se mobiliser autour de cette réforme.
L’ancienne Première ministre Aminata Touré, dite Mimi Touré, a pour sa part dénoncé ce qu’elle qualifie « d’amendements grossiers » apportés au projet de révision. Elle affirme également que le président Bassirou Diomaye Faye serait favorable à un recours au référendum pour une réforme d’une telle portée.
Parallèlement, Abdourahmane Diouf poursuit ses critiques contre Ousmane Sonko. Il l’accuse d’avoir été « l’initiateur, le penseur et le demandeur » du report de l’élection présidentielle de 2024, estimant que cette démarche relevait davantage d’intérêts personnels que de l’intérêt général.
À quelques heures d’un vote qui pourrait marquer un tournant institutionnel majeur, tous les regards restent tournés vers l’Assemblée nationale, tandis que le débat sur la méthode de révision de la Constitution continue de diviser profondément la classe politique sénégalaise.





























