Quelques jours après le coup d’État qui a interrompu la proclamation des résultats de l’élection présidentielle du 23 novembre, le président de transition, le général Horta N’Tam, a annoncé la composition complète de son premier gouvernement. Publié le 29 novembre, le décret présidentiel installe un exécutif de 23 ministres et 5 secrétaires d’État, immédiatement investis.
La nomination d’Ilídio Vieira Té au poste de Premier ministre constitue l’un des signaux les plus commentés. Ancien ministre des Finances et directeur de campagne d’Umaro Sissoco Embaló, il avait déjà occupé un rôle central dans le précédent gouvernement. Cette continuité se retrouve dans plusieurs portefeuilles-clés, suscitant l’impression d’une influence persistante de l’ancien chef de l’État dans la conduite de la transition.
Plusieurs ministres nommés figurent parmi les proches, amis ou parents d’Embaló. Carlos Pinto Pereira, ancien membre du gouvernement Camará et ami personnel de l’ex-président, est désigné à la Justice et aux Droits de l’homme. Le général Mamasaliu Embaló, frère cadet d’Umaro Sissoco Embaló, prend la tête du ministère de l’Intérieur et de l’Ordre public. À la Défense nationale, la nomination du général Stive Lassana Manssaly, considéré comme l’un des plus fidèles gardes présidentiels d’Embaló, renforce cette continuité sécuritaire.
Au ministère de l’Économie, du Plan et de l’Intégration régionale, on retrouve Mamadú Mudjetaba Djaló, économiste renommé et proche de longue date de l’ancien président. Le portefeuille de l’Éducation nationale revient à Mamadú Badji, surnommé le « faiseur de roi » de la région de Gabou et présenté comme un autre frère d’Embaló. L’Environnement et l’Action climatique sont confiés à Augusto Idrissa Embaló, également membre du cercle familial.
La liste s’étend avec la désignation de Mamadú Baldé et Fatumata Jau (Diao) parmi les cinq secrétaires d’État, confirmant la forte présence des réseaux politiques, familiaux et militaires associés à l’ancien pouvoir.
Au-delà de ces continuités, le gouvernement compte plusieurs profils civils et militaires issus d’horizons plus variés. Florentino Mendes Pereira hérite des Transports et de l’Économie numérique, Celedónio Plácido Vieira des Ressources naturelles, ou encore Virgínia María da Cruz Godinho Pires Correia de la Pêche et de l’Économie maritime.
Cette équipe de transition doit désormais faire face à un contexte marqué par une instabilité récurrente. Depuis son indépendance, la Guinée-Bissau a enregistré neuf coups d’État réussis ou tentés. Les observateurs s’interrogent sur la capacité de ce gouvernement, où les réseaux de l’ancien président restent omniprésents, à engager un processus de restauration institutionnelle. Pour l’heure, l’influence intacte d’Umaro Sissoco Embaló apparaît comme l’un des éléments majeurs de lecture de cette transition politique délicate.



Il y t-il encore des sénégalais qui osent contester les propos tenus par Ousmane sonko à l’Assemblée nationale : tout ça c’est une combine. Je disais même aujourd’hui que c’est UNE GROSSE COMBINE, UNE MASCARADE ÉLECTORALE ET POLITIQUE. La CEDEAO qui tappait sur la table pour ménager d’aller déloger le président Thani au Niger a cette fois-ci la vraie opportunité pour agir au nom des peuples de la sous région. En ne le faisait pas elle démontre encore une fois de plus qu’elle est sans équivoque un syndicat de chefs d’états mus par leurs seuls intérêts. Embalo étant un des pions de ce syndicat alors ses compères ne vont pas broncher. Mais heureusement que nous avons Ousmane sonko. Celui qui ne transige jamais devant son peuple et devant les intérêts du peuple sénégalais. Bravo à Ousmane sonko ce digne fils du Sénégal