Sanction de Reug Reug : Gris Bordeaux exige que la Fédération se fonde sur le règlement

Lesenegalaislibre
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XALIMANEWS: Le lutteur Gris Bordeaux est monté au créneau pour contester la sanction infligée à Reug Reug par la Fédération sénégalaise de lutte (FSL). Alors que le champion venait de signer une victoire remarquée face à Boy Niang 2, il a écopé d’une suspension de six mois, dont trois mois ferme et trois mois avec sursis, ainsi que d’une retenue de 10 % sur son reliquat.

Dans une publication largement commentée, Gris Bordeaux estime que toute sanction disciplinaire doit être fondée sur des textes et règlements clairement établis, et non sur l’émotion ou la pression de l’opinion publique.

Selon lui, la Fédération devrait préciser les dispositions réglementaires qui justifient une telle mesure. « Quels articles du règlement ont été violés ? », s’interroge-t-il, estimant que si l’utilisation de chatons lors d’un bain mystique n’est pas explicitement ou implicitement visée par les textes fédéraux, la sanction pourrait être jugée disproportionnée.

L’ancien Tigre de Fass considère également que cette affaire doit servir de leçon pour l’avenir. Il invite la Fédération à mieux encadrer ce type de situations en intégrant, si nécessaire, de nouvelles dispositions réglementaires afin d’éviter toute ambiguïté.

Gris Bordeaux s’est particulièrement insurgé contre la décision de prélever 10 % du reliquat financier dû à Reug Reug. Pour lui, une retenue financière ne peut être appliquée que si elle est clairement prévue par les règlements en vigueur. Il juge cette mesure « inadmissible » et appelle à mettre fin à la pratique consistant à retenir les reliquats des lutteurs.

Rappelant que les revenus issus des combats constituent souvent la principale source de subsistance des athlètes, il souligne que ces sommes revêtent parfois un caractère alimentaire comparable à celui d’un salaire.

En conclusion, Gris Bordeaux invite la Fédération sénégalaise de lutte à faire prévaloir le droit et les textes réglementaires sur les réactions suscitées par l’actualité médiatique. Selon lui, toute décision disciplinaire doit reposer sur une base juridique solide afin de garantir l’équité et la crédibilité de l’institution.

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