La Chambre criminelle a décidé, à l’issue de plusieurs mois d’instruction, de renvoyer Ndella Madior Diouf, fondatrice de l’initiative “Keur Yeurmandé”, ainsi que plusieurs autres mis en cause devant le tribunal. Leur procès est désormais fixé au 13 janvier 2026, a-t-on appris de source judiciaire.
Cette décision marque une nouvelle étape dans une affaire qui a largement occupé l’espace médiatique et suscité un vif débat public. Les magistrats de la Chambre criminelle estiment que les éléments réunis au cours de l’enquête justifient la tenue d’un procès, sans toutefois préjuger de la culpabilité des prévenus.
“Keur Yeurmandé”, plateforme de solidarité et d’accueil, avait été au centre d’une controverse nationale après l’émergence d’accusations portant sur des pratiques présumées irrégulières. L’affaire avait rapidement pris une dimension sociale et politique, en raison de la notoriété de Mme Diouf et de l’implication de plusieurs collaborateurs.
La défense, pour sa part, continue de dénoncer un dossier « instruit à charge » et assure que les faits reprochés sont « totalement infondés ». Les avocats des mis en cause affirment attendre le procès « avec sérénité » afin de « rétablir la vérité».
Le procès du 13 janvier 2026 devrait permettre d’éclairer les zones d’ombre d’une affaire devenue emblématique des tensions qui entourent la régulation des initiatives sociales privées dans le pays.






























