XALIMANEWS: La candidature de l’ancien président sénégalais Macky Sall au poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU) ouvre une séquence diplomatique importante sur la scène internationale. Cette fonction, l’une des plus influentes du système multilatéral, sera à nouveau pourvue à l’approche de la fin du mandat de l’actuel secrétaire général, António Guterres.
Si la candidature est désormais officielle, le processus d’élection du secrétaire général de l’ONU suit un mécanisme institutionnel précis qui se déroule généralement sur plusieurs mois.
Un processus diplomatique long
La première étape consiste pour le candidat à obtenir le soutien des États membres. Dans ce type d’élection, la campagne est essentiellement diplomatique. Les candidats multiplient les rencontres avec les gouvernements, les groupes régionaux et les représentants permanents à New York afin de consolider des alliances et obtenir des engagements de vote.
Pour Macky Sall, le soutien du bloc africain sera déterminant. L’Afrique, qui regroupe 54 États membres à l’ONU, représente un poids important dans les équilibres diplomatiques. Plusieurs pays du continent pourraient soutenir une candidature africaine pour renforcer la présence du continent dans les plus hautes fonctions internationales.
Le rôle décisif du Conseil de sécurité
La deuxième étape se déroule au sein du Conseil de sécurité des Nations unies. C’est cet organe composé de 15 membres qui examine les candidatures et organise plusieurs séries de votes informels appelés « straw polls ».
Lors de ces consultations, les membres du Conseil évaluent le niveau de soutien de chaque candidat. Les cinq membres permanents — États-Unis, Chine, Russie, France et Royaume‑Uni — disposent d’un droit de veto. Cela signifie qu’un candidat peut être bloqué si l’un de ces pays s’y oppose.
À l’issue de ces consultations, le Conseil de sécurité recommande un seul candidat.
Le vote final de l’Assemblée générale
Une fois la recommandation adoptée, le nom du candidat est soumis au vote de l’Assemblée générale des Nations unies, qui regroupe les 193 États membres. Dans la pratique, cette étape est souvent une formalité, car l’Assemblée générale suit généralement la recommandation du Conseil de sécurité.
Le candidat retenu devient alors officiellement secrétaire général pour un mandat de cinq ans renouvelable une fois.
Quand aura lieu l’élection ?
Le mandat d’António Guterres doit se terminer le 31 décembre 2026. Le processus de sélection du prochain secrétaire général devrait donc s’intensifier au cours de l’année 2026, avec des consultations diplomatiques et des votes préparatoires durant les mois précédant la décision finale.
Si Macky Sall maintient sa candidature, les prochains mois seront consacrés à une intense campagne diplomatique internationale. L’ancien président sénégalais devra convaincre à la fois les grandes puissances et une majorité d’États membres qu’il peut incarner un leadership capable de rassembler l’organisation dans un contexte mondial marqué par de fortes tensions géopolitiques.
Cette candidature, au-delà de l’ambition personnelle de l’ancien chef d’État, pourrait aussi symboliser une volonté du continent africain de peser davantage dans la gouvernance mondiale.
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