XALIMANEWS: groupe parlementaire ‘’Takku Wallu’’, à travers sa présidente, a exhorté lundi le président de la République à solliciter l’avis du Conseil constitutionnel concernant le retour annoncé de Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale.
S’exprimant lors d’une conférence de presse, la députée de l’opposition a demandé au chef de l’État, “avec responsabilité et dans le respect de son serment”, de saisir le Conseil constitutionnel afin qu’il se prononce sur la conformité juridique de cette réintégration parlementaire.
Contestant fermement le retour de l’ancien chef du gouvernement à l’hémicycle, Aïssata Tall Sall a rappelé que les parlementaires ne disposent pas du pouvoir de saisir directement le Conseil constitutionnel sur cette question. Selon elle, cette prérogative revient au président de la République, garant du respect de la Constitution.
La responsable de l’opposition estime également qu’après l’Assemblée nationale, la majorité de PASTEF pourrait chercher à remettre en cause d’autres équilibres institutionnels, y compris au sommet de l’État.
Elle a ainsi appelé le président à “préserver les institutions” et à “veiller à la protection de l’Assemblée nationale”, dénonçant ce qu’elle considère comme une tentative de “forçage institutionnel”.
Les députés sont convoqués ce mardi à 9 heures en séance plénière afin d’examiner la réintégration de Ousmane Sonko et de procéder à l’élection d’un nouveau président de l’Assemblée nationale, selon une source officielle.
Le communiqué de l’institution précise que l’ordre du jour portera notamment sur le retour du député Ousmane Sonko ainsi que sur l’élection du futur président de l’hémicycle.
Dimanche, Malick Ndiaye a annoncé sa démission de la présidence de l’Assemblée nationale, affirmant que cette décision relève d’un choix personnel inspiré par sa vision des institutions et par l’intérêt supérieur du pays.
Cette démission survient deux jours après la révocation de Ousmane Sonko de ses fonctions de Premier ministre.
Élu député en novembre 2024, Ousmane Sonko avait suspendu son mandat parlementaire pour diriger le gouvernement. Son retour annoncé au sein de l’Assemblée nationale continue de susciter de vives divergences au sein de la classe politique sénégalaise.






























